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A tous celles et tous ceux qui sont dans le désespoir, dans loubli de leurs plus proches, dans loubli de leurs semblables, dans loubli de ce monde. A toutes celles à et tous ceux qui ont oublié, perdu la foi. A toutes celles et tous ceux qui sont dans lignorance de lEvangile. A toutes celles à tous ceux qui croient croire, Chrétiens de toutes obéissances : catholique, protestants, évangélistes, et tous les autres A mes frères Musulmans, mes frères Juifs, mes frères Bouddhistes et à tous les autres dans la pureté de leur croyance. A toutes celles et tous ceux qui croient pour croire, sans savoir pourquoi, vivre et comprendre les profondeurs de lévangile et lamour de notre Seigneur Jésus Christ, Fils Unique de Dieu. Vous êtes toutes et tous dans mon cur et mes prières. Mais avant de Partir Nous sommes le samedi 15 avril 2006 Il est un plus de 21 h 00, et, en la paroisse Sainte Margueritte à Paris, nous nous préparons à la Vigile Pascale et aux baptêmes de plusieurs adultes dont Florence qui a été confiée à mes prières pendant mon pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, la lumière sest éteinte et nous prenons dans nos curs les Paroles du Christ. Pour ma part je me prépare à partir en pèlerinage pour Lourdes, parler avec la Vierge Marie, ma mère et ma compagne de voyage vers Saint jacques de Compostelle, le temps est pluvieux et il tombe quelques gouttes de pluie. La célébration du feu nouveau, celui qui doit entrer dans nos curs, comme une force vive, pour une foi vraiment vivante en Christ, telle leau vive que Jésus donne à la Samaritaine, est faite par le Père Jean Louis De Fombelle. Le feu sallume, sublime éblouissant comme une lumière venue dailleurs, venue des cieux. Un homme fume, bizarre en ce lieu et cet instant, il a besoin de se soigner. Un jeune homme se tient à lécart, ses lèvres bougent, il me semble quil prie, il est triste et seul. Cinq prêtres officient. Le vent se lève, ainsi que nos chants, le feu est de plus en plus beau. Florence Nous rentrons dans léglise, il est, émouvant dentendre et de vivre les paroles prononcées par le Père Jean Louis De Fombelle, le Christ est Ressuscité, le Christ est Vraiment Ressuscité. Quelle foi, quelle conviction profonde, simple et sincère, quel dévouement ; je pense à Florence, qui parfois a pu avoir le cur meurtri ; « que son baptême lui apporte la joie, la sérénité, que sa joie devienne spirituelle, que ses Yeux voient la lumière de lEvangile, que ses Yeux se tournent vers la Vierge Marie, que son Cur soit apaisé et que lAmour du Christ pénètre en elle et lui donne un avenir doux et serein. »
Un jour nouveau Demain, pour moi, un jour nouveau, dans lamour de lévangile et vers la Vierge des Vierges, la Vierge Marie et à la rencontre de Sainte Bernadette. Demain, en souvenir de mes ancêtres partis en Croisade, je passerai par la porte Saint Louis pour aller à Lourdes, jaime regarder ces colonnes. Cette soirée est une bonne préparation pour un pèlerin, Florence et trois autres jeunes filles viennent dêtre baptisées deau et desprit. Après la célébration de la résurrection du Christ, une soirée damitié aura lieu chez Marcos, je parle beaucoup avec Christine, le Père Gamet est présent, je pense à Jean Louis tous attendent sa venue, pas moi, demain cest un grand jour spirituel et je sais quil le prépare avec beaucoup damour, je rentrerai chez moi à 3 heure un quart. Avant de dormir je chante : « Je crois en Dieu ».
Nous sommes le dimanche 16 avril 2006 Levé 5 h 30, chapelet, lecture de la bible, épître de Pierre, la régénération par la parole, les versets 24 et 25 sont magnifiques. Car toute chair est comme lherbe et toute gloire comme une fleur ; lherbe se dessèche et sa fleur tombe ; mais la parole du seigneur demeure pour léternité.
Chapelet Glorieux pour Laurence La résurrection Mathieu 28. 1,8. Après le jour de sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et lautre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà quil se fit un grand tremblement de terre ; lAnge du seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il sassit. Il avait laspect de léclair, et sa robe était blanche comme neige. A sa vue les gardes tressaillirent deffroi et devinrent comme morts. Mais lAnge prit la parole et dit aux femmes : « Ne craignez point, vous : je sais bien que vous chercher Jésus le Crucifié. Il est nest pas ici, car il est ressuscité comme il lavait dit. Venez voir où il gisait, et vite allez dire à ses disciples quil vous précède en Galilée ; cest là que vous le verrez » Quittant vite le tombeau, toutes émues et pleines de joies, elles coururent porter la bonne nouvelles à ses disciples. Lascension Marc 16. 19, 20. Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fur élevé au ciel et il sassit à la droite de Dieu. Pour eux, ils sen allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par des signes qui laccompagnaient. La promesse de lEsprit Saint Actes des Apôtres 1. 6, 8. Etant donc réunis, il sinterrogeaient ainsi : « Seigneur, est-ce maintenant, le temps ou tu vas restaurer la royauté en Israël ? Il leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité. Mais vous allez recevoir une force, celle de lEsprit Saint qui des cendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusquaux extrémités de la terre. LAssomption de Marie Apocalypse 12.1. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, le soleil lenveloppe. La lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête Marie couronnée Reine Apocalypse 12 .2, 6 Elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de lenfantement. Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes chaque tête surmontées dun diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la femme en travail, le Dragon sapprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la femme mis au monde un enfant male, celui qui doit mener toutes les nations au sceptre de feu ; et son enfant fut élevé jusquau près de Dieu et de son trône, tandis que la Femme senfuait dans e désert, ou Dieu lui à ménagé un refuge pour quelle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. Le départ Préparation de mon sac, quelques pas dans Paris jusquà la Butte Montmartre, petit café à lEglise Saint Joseph des Nations avec Mireille pour qui jai priée pendant mon pèlerinage vers Saint Jacques. Direction rue de la Folie Méricourt, messe avec mes Petites Surs Missionnaires de la Charité (Mère Thérésa), jai lu la 1er lecture, les jeunes avec leur guitare et leur spiritualité sont présents, les mêmes que le dimanche avant mon départ vers Saint Jacques, jai communié et ce fut une belle et jolie Messe. Un peu de vaisselle avant de partir, et à la Mère Supérieure je dit : « ma sur je vous rend mon tablier, à bientôt » puis ramassant mon sac : « salut tout le monde. » cest un jeu facile, les bénévoles de la semaine ne sont pas présent, pour la plupart, cest un départ incognito, vers la solitude, dans la prière face à moi même et face Dieu. Je les quitte vers 10 h 00, direction léglise Sainte Margueritte, déjà quelques fidèles, et dans un beau silence un prêtre, lit en sans doute en priant se promène et marche tranquillement. La messe est dite par le Père Jean Louis De Fombelle et dans une spiritualité éclatante, la célébration de la résurrection du Christ à donner une nouvelle joie à tous, je communierai à nouveau et cette fois à genoux, dans mon cur beaucoup démotion en pensant à la Vierge Marie que je vais voir à Lourdes, puis dans un songe, mon arrivée pour le 3ème mardi à venir avant le petit café de Sainte Margueritte. Tiens, je ne vois ni Marcos ni Christine. Le Père Jean Louis De Fombelle me remet une image de Sainte Bernadette de Lourdes avec un beau message, pendant la messe je regarde cette photo, son visage est doux, serein apaisé et son regard est déternité. Ange, Voici celle avec laquelle tu vas marcher, quelle taccompagne sur tous tes chemins, quelle prie pour toi, que, avec Marie, elle te conduise au Ressuscité afin que tu intercèdes pour tes frères. In Christo Jean Louis Je reçois la bénédiction du Père Jean Louis De Fombelle, en présence de Florence qui vient de mêtre présentée, je la regarde comme ma fille, Abdallah est présent il est fatigué, lui aussi était présent chez Marcos, avant de les quitter je leur annonce la date de mon arrivée. Je pars, sans me retourner, Laurence est absente et dans le chagrin, le temps est bon pour la marche, direction les Colonnes Saint Louis, les Kms défilent sous mes pieds. Cette journée est forte en émotion, la bénédiction du Père Jean Louis De Fombelle me porte, je me sens libre, engagé librement dans la foi, jai laissé derrière moi celles et ceux que jaime, ma vie est faite ainsi, partir, vers dautres horizons. Mais cette fois cest dur, je vais devoir prier pour empêcher la solitude de me gagner et de simprégner en moi, sur les chemins de Saint Jacques je nai pas eu cette impression, mais aujourdhui tout est différent, je pense pas que je marche, cest devenu tellement banale, mettre un pied devant lautre en regardant le ciel, là ou est ma mère la Vierge Marie, et en commençant mon Chapelet je chante : Mon Credo : Je crois en dieu, le Père Tout Puissant Créateur du ciel et de la terre et en Jésus Christ, son fils unique, notre Seigneur qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, à souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout Puissant, doù il viendra juger les vivants et morts. Je crois en lEsprit Saint, à la Sainte Eglise Catholique, à la communion des Saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen. Les Kms défilent sous mes pieds et en priant joublie que je marche dans cette interminable banlieue parisienne. Puis cest Saclay, enfin la nature, Chevreuse, je ne me suis pas rendu compte que la nuit est, un casse croûte acheté dans une station service avec une bière et je continue, Rambouillet 12 Kms. Un petit coin sympathique dans la nature, dans lombre jétale la pèlerine, enlève mes chaussures que je mest dans mon sac de couchage, je rentre dans mon sac, tire de ma poche de chemise une feuille de papier, sort ma petite pile électrique (10 cm de long et 3 de diamètre) et chante dans mon cur pour Laurence. Souvenez vous Souvenez vous, ô très miséricorde Vierge Marie, Quon na jamais entendu dire qaucun de ceux Qui ont eu recours à votre protection, Imploré votre secours et demandé votre assistance, Ait été abandonné. Animé dune pareille confiance, ô Vierge des Vierges, O ma Mère, je viens à Vous, Et gémissant sous le poids de mes péchés Je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe, ne rejetez pas mes prières, Mais écouter les favorablement Et daignez les exaucer. Amen. Cette nuit, à la belle étoile, je dors sans soucis, libre dans mes pensées, libre en moi même, libre dans mon cur et dans ma foi. Nous sommes le lundi de Pâque 17 avril 2006. Le réveil est merveilleux, la nature séveille, belle, comme Dieu la faite, les oiseaux chantent, jentend les merles siffler, il ne fait pas encore jour, je commence à perdre la notion du temps et ne my intéresse pas, je ne regarde pas lheure mon téléphone portable est fermé et de toute façon cela ny changerai rien. Avant de partir je fais ma prière pour mes parents et grand parents défunts quil était doux ce lundi de Pâque de mon enfance ou jallais à la pêche avec papa, pendant que maman préparait le repas, et à la lumière de ma lampe de poche je lis lévangile : 1er épître de Pierre « lhéritage accordé par le Père » dans le chapitre les versets 4 et 5 retiennent particulièrement mon attention. Pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment. Et je pars en dédiant mon premier chapelet à Laurence et Florence. Chapelet du lundi (Joyeux) LAnnonciation Luc, 1. 28, 31 Le sixième jour du mois, lange Gabriel fut envoyé par Dieu dans la ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. Il entra et lui dit « Réjouis toi, comblée de grâce, le Seigneur avec toi. A cette parole elle fut toute troublée, et elle demandait ce que signifiait cette salutation. Et lange luis dit : « Soit sans crainte Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevra dans ton sein et enfantera un fils et tu lappelleras du nom de jésus. La Visitation Luc, 1. 39, 42 En ces jours là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès quElisabeth eut entendu la salutation de Marie, que lenfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie de lEsprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit « Bénie es tu entre toutes les femmes et béni le fruit de ton sein » La Nativité de Jésus Luc, 2. 5, 7 Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis ou elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier né, lenveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce quils manquaient de place dans la salle. Jésus est présenté au Temple Luc, 2. 22, 23 Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils emmenèrent à Jérusalem pour le présenté au seigneur, selon quil est écrit dans la Loi du Seigneur ; tout garçon premier né sera consacré au Seigneur. Jésus est retrouvé au Temple Luc, 2. 46 et 47 Et il advint, au bout de trois jours, quils le trouvère dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ; et tous ceux qui lentendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Quelle intense émotion en pensant au baptême de Florence, à son regard plein despérance, ces yeux remplit de foi, comme pour laube dun jour et dune vie nouvelle, cette première étape vers une vie nouvelle, éternelle, à besoin de prières, damour fraternel pour conforter un engagement dans lévangile, qui, sans être chaque jour facile, apporte une joie et une paix du cur. Le jour sest levé la campagne est calme, la forêt grouille de petits bruits insolites, doux et agréables, puis cest larrivée à Rambouillet, jai besoin dun bon café. En pensant à la confirmation de Florence, je lis les actes des apôtres Chapitre 10, les versets 44 à 48. Pierre parlait quand lEsprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous croyant circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avaient été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langue et magnifier Dieu. Peut on refuser leau du baptême à ceux qui ont reçu lEsprit Saint aussi bien que nous ? Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. Je marrête au même café qui fait hôtel, celui de mon passage vers Saint Jacques de Compostelle, dans lequel javais dormi. En ce lundi de Pâques, il y a beaucoup de monde, et dès mon entrée, en disant bonjour et faisant le signe de croix, le patron me demande « cest pour ou cette foi » « Lourdes tout simplement » ai-je répondu, et le patron raconte à ces clients que je marche beaucoup et moi je raconte mon histoire. Pendant plus de 30 ans je me suis éloigné de la Sainte Eglise Apostolique et Romaine. Pendant plus de 30 ans jai cherché la foi dans beaucoup de confessions, sans jamais retrouver la foi véritable de ma jeunesse, celle de mon enfance. Celle que le curé de mon enfance, de ma communion mavait enseignée. Et si aujourdhui jécris, cest pour donner un sens nouveau à ma vie et pour expliquer à celles et ceux de mon entourage, à toutes et tous que je rencontre la véritable foi, celle que porte mon cur et qui se porte vers mon prochain. Il était une fois un petit couple, deux touristes vagabonds, en cherche de ravitaillement, nous étions en Auvergne, sur la route des Saints Nectaire, les bons fromages de notre France Eternelle, un petit village nous paraissait sans importance, puis la pancarte Orcival, nous y sommes allée, sans espoir, à notre grande surprise. Ce petit village était animé et devant nous, hormis le commerçants nombreux, une jolie église, nous y sommes entrés et avons priés , dans la crypte, la main dans la main et la foi dans nos curs et en prenant des engagements de fidélité pour un retour vers la foi. Ce fut le déclenchement, pour moi, principalement, un nouveau et lent départ vers la renaissance spirituelle. Les années sont passées et, est devenu entre nous un décalage spirituel lent mais inexorable et après plusieurs années et beaucoup aléas nous nous sommes séparés, cétait début juin 2005. Steve que je considère comme mon fils allait avoir 18 ans et assez grand pour aller seul dans sa vie, mon petit bonhomme avait pris conscience de limportance de ces études et travaillait très bien à lécole. Ma vie prenait un nouveau sens que jignorais, que je ne connaissais pas encore et que devais chercher dans le plus profond de mon cur en regardant mon prochain dans la foi du Christ. Mais pourquoi Lourdes cette foi. Avant mon départ pour Saint Jacques de Compostelle, javais fait la promesse à la Vierge Marie daller la voir à Fatima, si physiquement je restais en forme, puis solliciter par les uns et les autres jai pensé quil était bon de rentrer à Paris, pour la Semaine Sainte. Pascale ma petite sur spirituelle et compagne de vaisselle chez les Surs Missionnaires de la Charité (Mère Thérésa) devait très être inquiète, je sais que tous et principalement elle, ont prié pour moi tous les jours. De retour à Paris, tout le monde mavait trouvez en pleine forme, tous étaient rassurés, Pascale aussi, quel étonnement dans son visage et dans cur de me voir en forme en ce lundi matin 10 avril. Jai par la suite su que Pascale disait « si Ange ne réussit pas, il ne reviendra pas nous voir, prions pour lui » depuis je lappelle Pascale qui doute. Merci Pascale, ma Petite Sur Spirituelle. Moi, je ne me sentais pas bien, jétais en défaut avec La Vierge Marie, tout ce que je lui avais demandé en allant à Saint Jacques, mavait été accordé, il fallait que je la remercie, alors jai décidé de partir le plus rapidement à Lourdes et le dimanche de Pâque était pour moi le jour idéal. Jai donc informé, par sms, Laurence et le Père Jean Louis De Fombelle de mon projet: Laurence (le 12 avril à 6 h 59) sur laquelle je porte un regard spirituel que je ne connais pas et qui est encore, à ce jour est sans explication, le Père Jean Louis De Fombelle (le 12 Avril à 14 h 04) pour son engagement spirituel et qui à beaucoup dégards est un peu et même beaucoup le curé de mon enfance, le message était simple « C décidé je me prépare à partir pour Lourdes » ensuite mes surs et frères bénévoles, et tous les invités au repas. Puis jai appris que mon compagnon de vaisselle, José était malade, cétait une raison de plus, pour moi, daller voir et parler avec la Vierge Marie à Lourdes et de demandez à Sainte Bernadette dintercéder pour lui. Mes Petites Surs Missionnaires de la Charité étaient, pour moi, enchantées, Pascale, Florence et dautres encore, certains avaient du souci pour la vaisselle, mais je leur ait dit que la Vierge Marie s'en occuperait. A mon retour de Saint Jacques de Compostelle, jai été agréablement surpris, des invités au repas, comme nous avons lhabitude de les nommer, mettaient les verres, leau et la sel sur les tables, préparaient les chariots pour la distribution des repas, magnifique, doux et agréable dans mon cur, jétais remplacer par les plus humbles, les plus démunis, les plus pauvres ceux qui dans loubli de tous,s avaient réalisé ce que le Christ nous demande : aimez vous les un les autres comme je vous ai aimé. Par la suite je retournerai plusieurs fois dans ce même endroit, et à chaque fois je raconterai mon histoire. Le café a été bon et réconfortant, « au revoir à la prochaine fois » mon sac sur le dos, je repars, 3 pains au chocolat dans une boulangerie et à nouveau les Kms défilent sous mes pieds. Je pense à Laurence, au chagrin quelle a eu avec le suicide dOlivier, et je prie pour eux en faisant mon chapelet et aussi ce jeune homme qui était seul, isolé le soir de la Vigile Pascale. Une nouveauté dans cette journée, je ne veux voir personne, jai eu Laurence au téléphone, je ne sais plus à quel moment, elle ma dit quelle était à Maintenon. Laurence à toujours une belle voix douce et pure, pas aussi spirituelle que dhabitude, je sens dans son cur un chagrin. Les villes et petits villages sont vite traversés. Je contourne les villes et dEpernon et de Maintenon et je marche en chantant « Je Crois en Dieu et Je vous Salut Marie » dans les petits villages, tout est fermé, parfois, même pas un chat dans les rues en ce lundi de Pâque, ma petite bouteille de limonade est terminée, jai soif, mais joublie en priant. Il doit être environ 14 h 00, après de 25 heures de marches, cest lémerveillement, les flèches de la cathédrale de Chartres apparaissent. Cest sublime, cest majestueux elles montent vers le ciel comme pour rejoindre léternité, je téléphone au Père Jean Louis Defombelle, la bénédiction quil ma donné me porte vers la Vierge Marie, je marrête sur le bord du chemin, jette mon sac à terre et remercie la Vierge Marie en chantant :je vous salue Marie Je pense et prie pour Christine et sa fille, je ne la connais pas bien, hormis dans cette soirée damitié chez Marcos, mais jai compris que son engagement pour son prochain est immense, elle laime, mais son cur semble meurtri, son visage exprime la douleur, seul une élévation spirituelle peut laider. A lentrée de Chartres, un petit café est ouvert, « bonjour » en faisant le signe de croix, je commande un demi panaché et un homme regarde la croix de mon chapelet et me dit « Bonjour mon Père », jexplique que je suis Père mais tout simplement pèlerin, et lui raconte mon histoire, dans sa jeunesse il était bon marcheur, mais maintenant avec lage cest fini et il le regrette, alors je lui raconte quen 1965 je faisais mieux, « cest lannée de ma naissance » me dit il, je croyais quil avait 70 ans, comme quoi la vie que nous menons peut interférer sur notre physique. Je reprends ma marche vers Chartres, en priant pour Jean Louis et toujours avec un grand merci pour sa bénédiction, jai hâte darriver à la cathédrale, je dois trouver Notre Dame de la Grande Verrière, alors jaccélère le pas. Puis cest un instant sublime, merveilleux, intense, je suis devant le portail, je regarde ces flèches de léternité, beaucoup de monde je crois, mais je ne vois personne. Arrivé devant Notre Dame de la Grande Verrière ma première pensée va vers Jean Louis, je sais quil est avec moi, en communion dans la prière puis dans mon cur tous les noms et les visages défilent Laurence, Laurence et son chagrin, Olivier qui à été porté en terre, Florence et, Abdallah, Marcos et son épouse, père Gamet, Christine en pensant à sa fille, et les bénévoles des Surs Missionnaires de la Charité, Pascale, Catherine et Catherine. Florence la douce et souriante qui à grandit spirituellement pendant mon pèlerinage à Saint Jacques, José qui est malade, Ostiane qui est malade et sest confiée à moi, Armando, Antoine, Charles le grognon, Luc le perdu, Claude et tant et tant de noms et de noms Puis tous ces visages, sans nom, mais dans mon cur, ceux qui viennent prendre le repas qui mont dit avant de partir, prie pour moi, prie pour moi, ce petit musulman avec sa casquette qui est malade. Mes petites Surs Missionnaires de la Charité qui mont beaucoup aidées à revenir dans la foi, pour ma petite soeur japonaise qui mà confié la conversion de sa famille et elle dit si bien « papa, maman, frère » et tous ces jeunes gens et jeunes filles qui viennent nous aider avec et dans leur foi et dévouement. Je ne sais pas combien de temps jy suis resté, après, je suis allé prié au voile pour Florence, pour renforcer sa foi et son baptême ; pour son bonheur. Puis je vais vers le magasin de souvenir, la carte postal du voile pour Florence, et un souvenir représentant notre Pape et Berger Benoît XVI. Direction lhôtel de la poste, comme pour Saint Jaques de Compostelle, je suis reconnu et toujours cette même questions, « vous allez ou cette foi » et jexplique pourquoi, je vais à Lourdes, un instant de fraternité et damour. Je pose mon sac dans ma chambre, prend un bain et descend manger, je me dirige vers une restauration rapide tenue par des turcs chrétiens orthodoxes, et toujours au même endroit que pour Saint Jacques, les retrouvailles sont belles, intenses, il appelle ses frères, et toujours cette même questions, « vous allez ou cette foi » et nous conversons ensemble le temps du repas. Ils sont fiers de me rappeler quils parlent araméen, la langue du Christ, le repas est excellent, je suis plus que bien servis, un pèlerin doit prendre des forces, me disent ils, le repas terminé, une poignée de main fraternelle, inoubliable, je les quitte pour aller dormir et avant je fais mon chapelet en pensant à José. LAnnonciation Matthieu 1. 18, 22 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie sa mère, était fiancée à Joseph ; or, avant quil eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait du de lEsprit Saint, Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors quil avait formé se dessein, voici l4ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne craint pas de prendre chez toi Marie, ta femme ; car ce qui à été engendré par elle vient de lEsprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lappellera du nom de jésus car cest lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » La Visitation Matthieu 1. 19, 21 Joseph, son mari qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors quil avait formé ce dessein, voici lAnge du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de lEsprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lappelleras du nom de Jésus car cest lui qui sauvera son peuples de ses péchés. » La Nativité de Jésus Matthieu 2. 1, 2 Jésus étant né à Bethléem, de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venant dOrient à Jérusalem en disant : « Ou est le roi des juif qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et nous somme venus lui rendre hommage. » Jésus est présenté au Temple Luc, 2.22, 32 Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils emmenèrent à Jérusalem pour le présenté au seigneur, selon quil est écrit dans la Loi du Seigneur ; tout garçon premier né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles et deux jeunes colombes. Et voici quil y avait à Jérusalem u homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux ; il attendait la consolation dIsraël et lesprit Saint reposait en lui. Il avait été divinement averti par lEsprit Saint quil ne verrait pas la mort avant davoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au Temple poussé par lEsprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçu dans ces bras, bénit Dieu et dit : « Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur sen aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumières pour éclairer les nations en gloire de ton peuple Israël. » Jésus est retrouvé au Temple Luc ; 2l. 46, 47 Et il advint, au bout de trois jours, quils le trouvère dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ; et tous ceux qui lentendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. Avant de dormir, jouvre à nouveau ma bible et au 1er épître de Pierre, je lis : entre frères et médite les versets 10 et 11 Qui veut en effet, aimer la vie et voir des jours heureux doit gardez sa langue du mal et ses lèvres de paroles fourbes, séloigner du mal et faire le bien, chercher la paix. Car le Seigneur a les yeux sur les justes et tend loreille à leur prière, mais le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font du mal. Avant de dormir, je regarde ma carte, pour évaluer au mieux les Kms, je me suis sans doute trompé dans mon évaluation de temps pour arriver à Lourdes, je prie en me tournant vers la Vierge Marie à qui je demande conseil, « Ange ce qui est dit est dit » et bien je ferai comme dit. Je mendors dun sommeil profond. Nous sommes le mardi 18 avril 2006. Au réveil je consulte lheure, il est 3 h 55, cest tôt pour partir, lecture de la bible, elle est précieuse cette bible offerte par mes petites Surs, toujours le 1er épître de Pierre la révélation prophétique de lesprit, le verset 12 attire plus particulièrement mon attention. Il leur fut révélé que ce nétait pas pour eux-mêmes, mais pour vous quils administraient ce message, que maintenant vous annoncent ceux, qui prêchent lEvangile, dans lEsprit Saint envoyé du ciel, et sur lequel les anges se penchent avec convoitise. Mais au fait pourquoi les épîtres de Pierre ? Pierre fut notre 1er Pape, même sil nen portait le titre, ce premier épître fut reconnu par lEglise dès le début et sans contestation, il est écrit à Rome qui deviendra le Siège de notre Sainte Eglise, Marc est avec lui, Pierre mourra en martyr en 64 ou 67 sous Néron. Sylvain le disciple secrétaire ancien compagnon de Paul est peut être avec lui. Les propos de cette épître sont simples et dune chaleur émouvante de plus nous attendons tous cette fête de la Pentecôte, celle de lEsprit Saint. Il est maintenant 4 h 30, je ferme mon sac, et descend à la réception, je vais partir sans café sans petit déjeuner, alors dans lascenseur, je madresse à la Vierge Marie, arrivé devant le veilleur de nuit celui-ci me dit : « votre petit déjeuner est prêt » il a été prévenu par le réceptionniste de jour, il me connaît depuis mon précédent pèlerinage et toujours cette même question, « vous allez ou cette foi », alors je raconte, ils savent tous les deux que je part très tôt. Je règle ma note dhôtel, déjeune copieusement, avant de partir je fais le signe de croix et direction Bonneval. Chemin faisant, à la lumière de ma lampe de poche, je lis un petit livre de Philippe Madre « Adoration et Consolation » magnifique ces passages : Mise en présence du Dieux de Paix. Mise en présence du Dieu de Miséricorde. Mise en présence du Dieu de Sagesse. Mise en présence du Dieu de Vérité. Mise en Présence du Dieu Médecin. Mise en présence du dieu Consolateur. Mise en présence du Dieu dAmour. Je marche, je marche en chantant, Je Crois en Dieu et je vous salut Marie, jattends qil fasse jour pour marrêter, et faire un véritable chapelet en me reposant un peut. Aujourdhui cest le petit Café à Sainte Margueritte, cette belle bénédiction de Jean Louis me porte. Au téléphone je donne de mes nouvelles et fait par de mon avancement pour Lourdes, jaime avoir des nouvelles de ceux que jai laissés à Paris, ensuite ce sera José pour les bénévoles des Surs Missionnaires de la Charité, jappellerai souvent José avant 8h 30, je prie souvent pour lui, il est mon compagnon de vaisselle et malgré son état de santé chancelant il est disponible, Catherine à une belle voix spirituelle. Chapelet du mardi «Douloureux » il est pour Laurence, son chagrin et Olivier endormi dans lespoir de la résurrection. Jésus agonise à Gethsémani Marc, 14. 33, 36. Quand il fut la sixième heure, lobscurité se fit sur la terre entière jusquà la neuvième heure. Et à la neuvième heure jésus clama dans un grand cri « Elôï, Elôï, léma sabachthani » ce qui se traduit «Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi mas-tu abandonné?» certains des assistants disaient en lentendant «Voila quil appelle Elie?» Quelquun courut tremper une éponge dans le vinaigre et, layant mise au bout dun roseau, il lui donnait à boire en disant : «laissez que nouds voyions si Elie va venir le descendre» Jésus est flagellé Jean, 19. 19. Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. Jésus est couronné dépines Jean 19. 2, 7. Les soldats tressant une couronne avec des épines la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent dun manteau de pourpre ; il savancèrent vers lui en disant : « Salut, roi des Juifs » Et il lui donnèrent des coups. De nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit « Voyer, je vous lamène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » J&sus sortit donc dehors, portant la couronne dépines et le manteau de pourpre ; et Pilate leur dit « Voici lhomme » Lorsquils le virent, les grands prêtres et les gardes vociférèrent, disant : « Crucifie le crucifie » Pilate leur dit « Prenez le, vous, et crucifiez le ; car moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » Les Juifs lui répliquèrent : « Nous avons une Loi il doit mourir, parce quil sest Fils de Dieu. » Jésus porte sa Croix jusquau Calvaire Jean, 19. 17, 19 Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne, ce qui se dit en hébreu Golgotha. Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il était écrit : « Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs. Jésus est crucifié Luc, 23. 33, 34. Lorsquils furent arrivés au lieu du Crâne, ils ly crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, lun à sa droite et lautre à sa gauche. Et Jésus disait : « Père pardonne leur : ils ne savent ce quils font. » Puis, se partagèrent ses vêtements, et ils tirèrent au sort. Arrivée à Bonneval pour midi, je rentre dans la même pizzeria, bonjour, en faisant le signe de croix, je suis reconnu, jai hâte de leur parler de mon pèlerinage à Saint Jacques et pourquoi Lourdes. Je massoie à une petite table et commande une pizza géante, mes voisins de table, un couple me regarde, il mange une pizza normale pour deux, et oui je suis pèlerin, je marche à pieds, et je vais à Lourdes, et je leur explique que je viens de Paris, la dame regarde mon chapelet, et oui Saint Jacques de Compostelle à pieds depuis Paris. Je raconte, tout le monde écoute et la patronne répète plusieurs fois, le monsieur est passé ici le mois dernier, cest un bel instant, les jeunes sont les plus curieux, vous êtes croyant, plusieurs disent oui, vous allez à la messe, non, pourquoi, je nai pas le temps dit un, un autre pense que cest inutile, alors je rend témoignage de la Vigile Pascale. Je sors de Bonneval un petit coin tranquille dans la nature et un repos bien mérité. Là je pense aux tentations lors de mon pèlerinage vers Saint Jacques, et dans le 1er épître de Pierre je lis et médite Obligation des Chrétiens parmi les Païens, les versets 11 et 12 Très chers, je vous exhorte comme étrangers et voyageurs, à vous abstenir des désirs charnels, qui font la guerre à lâme. Ayez au milieu des nations une belle conduite afin que, sur le point même ou ils vous calomnient comme malfaiteurs, la vue de vos bonnes uvres les amène à glorifier Dieu, au jour de sa visite. Cet entretien ma donné du courage, je repars en chantant vers la Vierge Marie des chants improvisés, ces chants me portent, je suis plein denthousiasme ; puis cest Châteaudun que je contourne, puis Saint Hilaire s/ Yerres, Montigny le Gannelon et Cloyes le Loir. Restauration méritée, le menu est un peu léger pour un pèlerin marcheur. Je repars, mon enthousiasme na pas diminué, puis il fait beau, un petit coin tranquille pour dormir dans mon sac de couchage, je fait un chapelet complet et je lis toujours dans le 1er épître de Pierre : Rupture avec le péché les 2 premiers versets sont complet, ce soir jai mal au dos, à savoir pourquoi ? Le christ ayant donc souffert dans la chair, vous aussi armez vous de cette même pensée, à savoir : celui qui à souffert dans la chair a rompu avec le péché, pour passer le temps qui reste à vivre dans la chair, non plus selon les passions humaines, mais selon le vouloir divin. Et je dors tranquille.
Nous sommes le mercredi 19 avril 2006 Au réveil il fait encore nuit, pendant ma prière, je pense à la petite Catherine dans ladoration du Sacrement, et dans le livre de Philippe Madre, une belle référence sur Job Chapitre 19 verset 25 à 27. et je vais le lire dans ma bible, la bible de Jérusalem, offerte par mes petites Surs. Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière. Une fois quils mauront arraché cette peau qui est la mienne, hors de ma chair je verrai Dieu. Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument. Tiens, je nai plus mal au dos. Ma marche reprend dans la prière, arrêt dans un petit bois vers 8 heures, pour un chapelet complet, pour Cécile que sa mère a confié à mes prières et ma petite Soeur Japonaise pour la conversion de sa famille « papa, maman frère », comme elle dit, et bientôt je reconnais la flèche de la cathédrale de Vendôme. Chapelet du mercredi (Glorieux) pour Léticia La Résurrection Luc, 24. 2, 6. Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau, mais entrées elle ne trouvèrent pas Jésus. Et il advint, comme elles demeuraient perplexes, que deux hommes se tinrent devant elles, en habit éblouissant. Et tandis que, saisies deffroi, elles tenaient leur visage incliné vers le sol, ils leur dirent : « Pourquoi cherchez vous le Vivant parmi les morts ? Il nest pas ici, il est ressuscité. Rappelez vous comment il vous a parlé, quand il était encore en Galilée LAscension Luc, 24. 50, 53 Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme il les bénissait, quil se sépara deux et fut emporté au ciel. Pour eux sétant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans le Temple à bénir Dieu. La Pentecôte Actes 2. 1, 4. Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui dun violent coup de vent, qui remplit toute la maison ou ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues quont eût dites de feu ; elles se partageaient, et il sen posa une sur chacun deux. Tous furent alors remplis de lEsprit Saint et commencèrent à parler en dautres langues, selon que lEsprit leur donnait de sexprimer. Après la Pentecôte. Discours de Pierre aux Onze Actes, 2. 16, 19. Mais cest bien ce quà dit le prophète ; Il se fera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. Et je ferai paraître des prodigues là haut dans le ciel et des signes ici bas sur terre. Les premières Conversions. Actes 2. 37, 38. Dentendre cela, ils eurent le cur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres ; « Frères, que devons nous faire ? » Pierre leur répondit : « Repentez vous et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez le don du Saint Esprit » Arrivé au pied de la Cathédrale il est 10 heures, je visite à nouveau cette merveilleuse cathédrale, quelque chose dinexplicable est dans mon cur, une émotion forte, à genoux, les larmes dans les yeux, je prie en communion pour Jean Louis et je pense au petit café de Sainte Ambroise : Véronique la pure, Jaqueline une petite fleur de printemps, Christine toujours sourire, Jean, Mireille, Bernard, Michel, et Michel le séminariste et à tous ceux qui viennent prendre un petit café et rechercher une chaleur humaine et fraternelle, je pense et prie pour les intentions qui me sont confiées avant et depuis mon départ. Et je voudrais leur lire, ce beau passage de lépître de Jacques : la demande confiante versets 5 et 6 Si lun de vous manque de sagesse, quil la demande à Dieu, il donne à tous généreusement, sans récriminée. Mais quil demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer que le vent soulève et agite. Nous pouvons demander tant de chose à Dieu, dans la sagesse, en étant raisonnable et pour lamour de notre prochain. Demandons à la Vierge Marie, Ô Vierge des Vierges, demandons à Sainte Bernadette de Lourdes dintercéder pour nous auprès de Dieu le Père et de Jésus Christ son fils unique notre Sauveur, afin que la paix de notre âme soit retrouvée. Aimez vous les uns les autres, comme je vous ai aimé a dit le Christ. Ce magnifique portail, de la dentelle en toute beauté, ciselée dans la pierre, de la sueur, du temps, de lamour des hommes croyant en Dieu, croyant en Jésus Christ, notre Dieu devenu homme pour nous montrer la voie de la Résurrection et de la vie Eternelle. Et dans ma prière je relis et médite la vraie prière. Le Pater selon Saint Mathieu au chapitre 6, les versets 7 et 8 nous donne une mise en garde. Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : il simaginent quen parlant beaucoup ils seront mieux écouter. Nallez pas faire faire comme eux ; car votre Père sait bien ce quil vous faut, avant que vous lui demandiez. Puis la Vraie prière, le Vrai Pater, celui qui pénètre nos curs, nos pensées, notre amour, in Christo, en nous abandonnant au Ressuscité, dans la foi de notre âme et notre cur. Les Verset 9 à 13 Notre Père qui es dans les cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnes nous aujourdhui notre pain quotidien. Remets nous de nos dettes comme nous-mêmes avons remis à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre du Mauvais. Puis lexplication dans les versets 14 et 15. Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements, votre Père Céleste, vous remettra aussi ; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas de vos manquements. Puis je men remets à lapôtre Luc, chapitre 11, les verset 1 à 4 : Le Notre Père Et il advint, comme, il était quelque part à prier, quand un de ses disciples lui dit « Seigneur, apprends nous à prier, comme Jean la appris à ces disciples » il leur dit : « Lorsque vous prier dites : Père que ton nom soit sanctifié ; que Ton règne vienne ; donne nous chaque jour notre pain quotidien ; et remet nous nos péchés, Car nous même remettons à quiconque nous doit ; et ne nous laisse pas entrer en tentation. » Direction Château Renault, en passant par les petits villages les mêmes que pour Saint Jacques. Le temps est variable, les pieds sont bons, mon enthousiasme grandit. Je me sens libre de tout ce qui est matériel. Je fais un chapelet pour Christine, elle est merveilleuse. Difficile de trouver dans cette ville, qui semble vivre au ralentit, pas un casse croûte dans les bars, ni dans les boulangeries, je fais le tour de la ville, je vais devoir continuer, enfin un petit le bar des tanneurs, a laffiche sandwichs, je rentre en faisant le signe de croix, et en disant bonjours, « vous avez des sandwichs », elle na plus de pains, je commence à raconter mon histoire, « asseyez vous » me dit la patronne, « je vais chercher du pain », quand elle revient avec 2 baguettes elle me demande « au jambon ou au fromage », « les deux madame » et en mangeant je raconte toute mon histoire depuis mon enfance, ma perte de la foi, et ma lente remonté vers le Christ notre Seigneur. Ca va mieux, jen fait pars à la patronne et en plus je lui dis « jaurai préféré un steak », elle part dans la pièce arrière et me crie, « il me reste une entrecôte », « cest très bien » lui dis je et de nouveau elle crie vers sa fille et lui dit, « épluche les pommes de terre », merveilleuse cette dame, cette entrecôte sera délicieuse, je navait pas mangé depuis hier au soir. Dans la salle une jeune et jolie rouquine, je serrerai souvent la croix de mon chapelet, en me rappelant lécrit de lApôtre Pierre « obligations des chrétiens parmi les païens » ainsi que les recommandations de Jean Louis. Laurence ma laissée un message sur mon portable, je lécoute souvent, sa voix est douce, pure, agréable spirituelle et à chaque foi je lève ma tête vers le ciel pour demander à la Vierge Marie de la protéger. Je pars, je nai pas envie de rester dans cette ville et je marcherai sans me rendre compte des Kms parcourus, je me sens bien, libre et heureux, jaime être seul dans la nature alors la nuit tombée, je marrête pour dormir dans la nature, cest si beau si serein comme loiseau. Avant de mendormir, je prie pour tous ceux qui nont pas de toi et à la lueur de ma petite pile je lis un passage lApôtre Pierre 1er épître, « dans lattente de la Parousie » le verset 11. Si quelquun parle, que ce soit comme les paroles de Dieu ; si quelquun assure le service, que se soit comme un mandat reçu de Dieu, afin que tout soit glorifié par Jésus Christ, à sont la gloire et la puissance pour des siècles des siècles. Amen Pascale, ma petite sur spirituelle, Jérôme, Léticia, je prie souvent pour vous, en avant de dormir je ne peux pas mempêcher de penser à Léticia et je jante souvent : Je vous salue Marie Pleine de Grâce. Le Seigneur est avec Vous. Vous êtes Bénie entre toutes les femmes. Et Jésus le Fruit de Vos Entrailles est Béni. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour Léticia. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie priez pour elle, priez pour son cur meurtri. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, pour son amour. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, prier pour celui quelle aime. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour que sa douleur sapaise. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour que sa pureté Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour quelle vous garde sa confiance Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour sont éternité. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour elle. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour elle, priez pour ces deux enfants. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, priez pour eux. AVE, AVE, AVE MARIA AVE, AVE, AVE MARIA Composé sur la route de Saint Jacques de Compostelle
Nous sommes le jeudi 20 Avril 2006 Parfois je nai plus la notion du temps, cest beau la nature, cest beau de se réveiller en Dieu, dans la nature quil nous a faites et qui en ce printemps séveille et méblouit, ces champs merveilleux qui nourrissent le monde, ces oiseaux qui nous chantent leurs plus beaux refrains. Chapelet du Jeudi (Lumineux), pour Laurence, Christine et Jean Louis. Le Baptême du Seigneur Mathieu 3. 13, 15 Alors jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean pour être baptisé par lui. Celui-ci len détournait, en disant « Cest mi qui ai besoin dêtre baptisé par toi, tu viens à moi ». Mais Jésus luis répondit : « Laisse faire pour linstant : car cest ainsi quil nous convient daccomplir toute justice ». Alors il se laissa faire Les Noces de Cana Jean 2. 3, 11 Et ils navaient pas de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit « il nont pas de vin » Jésus lui dit « Que veut tu, femme ? Mon heure nest pas encore arrivée ». Sa mère dit aux servants « Tout ce quil vous dira, faites le » Or il y avait là six jarres de pierre, destinées baux purification des juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit « Remplissez deau ces jarres » Ils les remplirent deau jusquau bord. Il leur dit « Puissez maintenant et portez en au maître du repas » Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté leau devenue vin, il ne savait pas doù il venait, tandis que les servants le savaient, eux q qui avaient puisé leau, le maître du repas appelle le marié et lui dit « Tout homme sert dabord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu a gardé le bon vin jusquà présent » Cela, Jésus en fit le commencement des signes à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. Je médite ce passage, cest Marie, mère de Jésus, qui depuis toujours, depuis la visitation de lAnge sait qui est son fils, et qui dans son cur, dit à son fils « Jésus, mon fils, là, commence ton destin » Et cest avec la foi de sa mère que Jésus accomplit son premier miracle, que commence son ministère. La venue du Royaume de Dieu Luc. 9. 27 Je vous le dis vraiment, il en est de présents, ici même qui ne goûteront pas la mort, avant davoir vu le Royaume de Dieu. La Transfiguration du Seigneur Marc 9. 2, 5 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène à lécart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux et ses vêtements devinrent resplendissant, dune telle blancheur qaucun foulon sur terre ne peut blanchir de la sorte. Elie leur apparut avec Moïse et ils sentretenaient avec Jésus. Linstitution de lEucharistie. Luc 22. 19, 20 Puis prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous ; faites cela en souvenir de moi » Il fit de même pour la coupe après le repas, disant « cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. Quelle intense émotion en pensant au baptême de Florence, cette première étape dune vie nouvelle à besoin de prières pour conforter son engagement dans lévangile, le jour sest levé la campagne est calme, la forêt grouille de petits bruits insolites, doux et agréables, puis cest larrivée à Rambouillet, jai besoin dun bon café. En pensant à la confirmation de Florence, je lis les actes des apôtres Chapitre 10, les versets 44 à 48. Pierre parlait quand lEsprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous croyant circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avaient été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langue et magnifier Dieu. Peut on refuser leau du baptême à ceux qui ont reçu lEsprit Saint aussi bien que nous ? Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. Pensée pour Christine. Elève ton amour vers ton prochain, tu as à toutes les qualités, toutes les capacités, ton cur est pure, revoit ta vie spirituelle, exprime toi comme dans ton cur comme à lâge de ta première communion, tu verras, lamour de Dieu notre Père Céleste est immense, immense. Et à tous et toutes et tous je dis : Cest beau de vouloir servir son prochain. Cest beau de vouloir entreprendre un nouvel effort en faveur de ceux qui sont les plus démunis. Regardons les plus démunis mais regardons dabord leur détresse spirituelle. Regardons leur isolement, leur isolement dans la société. Regardons leurs regards affamés, non pas de nourriture mais damitiés fraternelles. Regardons leurs regards absents. Comme nous nous sommes absents envers eux et en beaucoup de choses. Et jentreprends de nouveau ma marche en priant pour les couples en difficulté. Je vous salue Marie Pleine de Grâce. Le Seigneur est avec Vous. Vous êtes Bénies entre toutes les femmes. Et Jésus le Fruit de Vos Entrailles est Béni. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour les couples en difficulté. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, priez pour eux. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, priez pour leur union sacré. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, priez pour eux. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, pour leur amour. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, priez pour eux. Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour eux, prier pour leurs enfants. Sainte Marie Mère de Dieu priez pour eux, priez pour eux. AVE, AVE, AVE MARIA AVE, AVE, AVE MARIA Composé sur la route de Saint Jacques de Compostelle Je suis en direction de Tour. Les Kms défiles sous mes pieds, les villages passent dans mes yeux, les prières sont dans mon cur et sélèvent vers la Vierge Marie, pour toutes et tous. Je ne prie pas la Vierge Marie, mais je madresse à la mère de Dieu pour quelle soit lAvocate de tous celles et tous ceux qui souffrent dans leur chair et leurs âmes. Rien ne saurait commencer sans lintention de poursuivre et daller jusquau bout dans la Fraternité et les Enseignements du Christ. Puis dans mon cur je médite le : Je Vous Salut Marie. En ces paroles données par lAnge Gabriel, données à Marie, rapportées par lapôtre Marc : Réjouis toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. Sois sans crainte Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Je pense à la Vierge Marie, petite fille, sans doute très jeune, choisie parmi toutes, par ce que la plus pure, la plus dévouées à Dieu, la plus obéissante à Dieu. Puis la visitation de Marie, dans une ville de Judas chez Zacharie et Elisabeth et lorsque Elisabeth eut entendu les salutations, lApôtre Luc nous rapporte ces belles paroles de cette visitation. Alors elle (Elisabeth) poussa un grand cri et dit : « Bénie es tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein » Toi la Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère du Christ, ma Mère, ma Compagne de voyage, mon Avocate auprès de Dieu et toi Sainte Bernadette vers qui je marche, priez pour tous ceux qui sont dans mon cur, priez pour eux, priez pour eux. Que mon cur soit toujours à prier chaque jour. Que mon cur soit prêt toujours à prier avec amour. Que mon cur soit prêt toujours à vous servir avec amour AVE, AVE, AVE MARIA AVE, AVE, AVE MARIA Composé avant la route de Saint Jacques de Compostelle Cette journée est dense, pleine démotions puis bientôt, en fin daprès midi cest Tour, je naime ces grandes villes impersonnelles, la froideur de ces femmes et ces hommes qui courent, sont pressés et en oublient quils ne sont pas seuls. A la sortie de Tour je rentre dans le même petit hôtel restaurant que pour Saint Jacques, le personnel est toujours aux petits soins pour ces clients, un car dallemands vient darriver, à lheure du repas tous regardent le chapelet que je porte autour de mon cou, ils sont dune extrême gentillesse envers moi. Je ne les comprends pas, mais jai limpression dêtre à Frankfort ou à Munich. Je pense à mon grand père paternel, Joseph, que je nai pas connu, gazé à Ypres et mort quelques années après la guerre, je pense à mon parrain Marcel, condamné à mort à Tunis, évadé et qui rejoint la 1er D.F.L, je prie pour le repos de leurs âmes. Jai souvent conversé de cette période avec mon parrain, il était sans haine et me parlait de mon grand père, quil navait que très peu connu, étant né après la guerre, lui aussi sans haine lui avait dit ma grand-mère Isabelle, tous deux aurait préféré disait il navoir jamais connu ces horreurs. Quelle joie pour eux aurait été de voir ces regards fraternels, amicaux qui regardent mon le chapelet que je porte autour de mon cou. Lincompréhension des hommes politiques a engendré lincompréhension des peuples, aujourdhui les peuples de lEurope se parlent, la plus belle des révolutions, au-delà des idéologies, celle des curs dans la sagesse. Restons méfiants. Jai passé une bonne nuit de repos, un bain le soir, un bain le matin, levé à 6 h 30, lecture de la bible en pensant à mes cousins germains allemands et mes pensées vont vers ces lois dautrefois sur la vengeance. La bible répond à toutes nos interrogations, des petites aux plus grandes, elle nous réconforte chaque jour.
Genèse Chapitre 4 : ce passage du verset 15, puis les versets 23 et 24 Yahvé dit à Caïn, qui vient de tuer son frère Abel et à peur de la vengeance. « Aussi bien, si quelquun tue Caïn, on le vengera sept fois » Lamek dit à ses femmes : « Ada et Cilla, entendez ma voix : Jai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. Cest que Caïn est vengé, mais Lamek, septante sept fois. Les horreurs de ce temps, sont encore en horreur aujourdhui, et nous lappelons temps moderne. Avant de partir je prends mon petit déjeuner, hier au soir jétais envahis, dans mon cur, par ces allemands, nos cousins germains, ce matin je parle avec le personnel, avec eux, qui en cette instant ne sont pas débordés par le travail, je raconte de que jai fait depuis mon précédent passage mon arrivée à Saint Jacques et pourquoi vers Lourdes maintenant. Jaime ces instants. Puis je prends le départ et à nouveau les Kms défilent sous mes pieds en chantant, je crois en Dieux, je vous Salut Marie, puis le chant pour Léticia, et le chant pour les couples en danger, au départ la D 50 puis des petits chemins dans la nature cest direction Châtellerault, bientôt Ligueil, il est un peu moins de midi et je déjeune vite fait, la D 31, après quelque Kms je fait à nouveau le chapelet douloureux, du Vendredi, pour José. Jésus agonise à Gethsémani Mathieu 26. 36, 39. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, il dit aux disciple : « restez ici, tandis que je men irai prier là-bas » Et prenant pierre avec lui et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Alors il leur dit « Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez sur moi. » Etant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, sil est possible, que cette coupe passe loin de moi. Cependant, non pas comme je le veux, mais comme tu le veux. » Jésus est flagellé Marc 27. 30. Et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête. Jésus est couronné dépines Marc 27. 29 Puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Jésus porte sa Croix jusquau Calvaire Marc 27. 32,34 En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix ; arrivés en un lieu di Golgotha c'est-à-dire du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; il en goûta en nen voulu point boire. Jésus est crucifié Marc 27. 35, 37. Quand ils leurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Puis, sétant assis, ils restaient à le garder. Ils placèrent aussi au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs ». Et puis cest Descartes, la D 58, Dangé le Romain et je rejoint là, la N 10, jai parcouru, avec les petits détours plus de 65 Kms, et cest Igrandes, tout est fermé, tout est fermé, quelques biscuits, encore quelques Kms, je nen peut plus, un Notre Père et un je Vous Salut Marie et je dors dans la nature. Nous sommes le samedi 22 Avril 2006 Quel magnifique réveil, la brume envahit la nature, les oiseaux chantent leurs refrains joyeux, il fait froid et humide, cest Dieu, le monde quil a créé, dans toute sa beauté et toutes ses variétés, pour nous donner le songe, le songe de lavenir, de lespoir, de la beauté, de la compréhension et nous aider à voir différemment chaque jour de notre vie terrestre dans lattente de léternité. Je part en chantant, le Notre, Père et le je Vous Salut Marie, Jaunay dort, Clan dort, Châtellerault nest pas encore éveillé, Nantré enfin un petit café ouvert, ouf, un café, un boulangerie ouverte, ouf, quelques pains au chocolat, mon estomac était vide. Dans la 1ère épître de Pierre je lis le sacerdoce nouveau, le Chapitre 2, les versets 7 et 8. A vous donc, les croyants, lhonneur, mais pour les incrédules, la pierre quont rejeté les constructeurs, celle là est devenue la tête de langle, une pierre dachoppement et un rocher qui fait tomber. Ils sy heurtent parce quils ne croient pas à la Parole ; cest bien à cela quils sont destinés. Chapelet pour José qui est malade. Prédication de Jean Baptiste Matthieu 3. 1, 3 En ces jours là arrive Jean le Baptiste, prêchant dans le désert de Judée et disant « Repentez-vous car le Royaume des cieux est tout proche » Cest bien lui dont a parlé Isaïe le prophète : Voix celui qui crie dans le désert ; Préparer le chemin du Seigneur, rendez doit ses chemins. Baptême de Jésus Matthieu 3. 13, 15 Alors Jésus arrive de Galilée au Jourdain, vers Jean, pour se être baptisé par lui. Celui-ci len détournant en disant : « Cest moi qui à besoin dêtre baptisé par, et toi, tu viens à moi » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour linstant : car cest ainsi quil nous convient daccomplir toute justice » Alors il se laisse faire » Le vrai trésor Matthieu 3. 19, 21 Ne vous amassez point de trésor sur la terre, ou la mite et le ver consument, ou les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez des trésors dans le ciel ; là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car ou est ton trésor, là sera ton cur. Guérissons multiples Matthieu 8. 16, 17 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques ; il chassa les esprit dun mot, et il guérit tous les malades afin daccomplir loracle dIsaïe le prophète : il a pris nos infirmité et sest chargé des malades. Jésus maître au fardeau léger Matthieu 11. 28, 30 « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployer sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Charger-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » Merci Ô Vierge Marie de maccompagner Et jarrive à Poitiers, là, il me semble que jai forcé un peu trop, et dans un second chapelet, je demande conseil à Vierge Marie et à Sainte Bernadette de Lourdes en regardant et lisant la carte postale de Jean Louis. Je dois faire une pose, reprendre des forces avant de continuer. Demain une nouvelle route , un nouveau chemin, vers Lourdes, différent de celui de Saint Jacques de Compostelle, demain de nouvelles rencontres, de nouveaux visages et de nouvelles interrogations dans la foi et la Pureté de lEvangile du Christ. Alors, je deviens touriste, je me promène dans cette ville que je connais pour lavoir visité à plusieurs reprises. La journée dhier a été éprouvante, je décide donc sur les conseils de celles avec qui je vais parler et intercéder pour celles et tous qui sont dans mon cur et mes prières, de me reposer à la sortie de Poitiers avant de me diriger sur Angoulême, un hôtel, lhôtel de la Marmotte, endroit idéal pour un bon repos. Il est 18 h 57, nous sommes toujours le 22 avril 2006, je vient de réserver une chambre, jattend lheure du repas, je mintéresse au jeune couple gérant et leur parle de mon projet, jai décidé de faire une nouvelle collection de photos, la route et les rencontres seront différents ce ceux de Saint Jacques de Compostelle et dans lattente de ce repas, je prends un bon bain mérité, je crois. Plein de choses dans ma tête, comment vais je aborder ce nouveau parcours, ces nouvelles rencontres, comment expliquer ma foi à des gens nouveaux, comment rendre témoignage de lEvangile et de lAmour du Christ. Ce soir après le repas je lis, plutôt, je feuillette un livre en pensant à Maria Thérésa et Fabricio, lhistoire de léglise de Jean Comby, un beau passage sur le mariage chrétien selon Tertullien y est reproduit (Tome 1 page 60). Ou vais je puiser la force de décrire de la manière la plus satisfaisante le bonheur du mariage que lEglise ménage, que confirme loffrande, que scelle la bénédiction ? Les anges le proclament, le Père céleste le ratifie
. Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un seul désir, une seule discipline, le même service. Tous deux enfants dun même père, serviteurs dun même maître ; rien ne les sépare, ni dans lesprit ni dans la chaire ; au contraire, ils sont vraiment deux dans une seule chaire. Là où la chaire est une, un aussi est lesprit. Ensemble ils prient, ensemble ils se prosternent, ensemble ils observent les jeûnes ; ils sinstruisent mutuellement, sencouragent mutuellement. Ils lun et lautre à égalité, dans lEglise de Dieu, à égalité dans les épreuves, les persécutions, les consolations
Et je mendors en lisant un passage dErasme qui lui met tous son espoir dans une meilleure connaissance de lEcriture et quelques passages retiennent mon attention et doivent pénétrer nos curs : Il me semble à moi plus indécent et même ridicule que des gens sans instruction et des femmes, comme des perroquets, chantent les psaumes et la prière dominicale, sans rien comprendre de ce quils disent. La vraie science théologique consiste à ne rien définir qui ne soit indiqué dans les écritures. La contrainte ne peut sunir à la sincérité ; et le Christ naccepte que les dons volontaires de nos âmes. Nous sommes le dimanche 23 avril. Pour moi, cest la 2ème partie de mon pèlerinage, la 1ère partie était laffermissement de mes rencontres lors des chemins de Saint Jacques. Pour cette même raison, apportez encore tout votre zèle à joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la tempérance, à la tempérance, la constance, à la constance la piété, à la piété lamour fraternel, à lamour fraternel la charité ; et je rajoute, à la charité la longanimité. Une jour nouveau, une nouvel marche commence, je vais rencontrer de nouveaux inconnus, a qui je dois dire et dirai ma foi, je sais que ses rencontres fortuites, imprévues ne seront pas du hasard ou de circonstance, mais elle porteront la signature de Dieu, mon Père Céleste. Jai pleine, confiance envers et dans la Vierge Marie et Sainte Bernadette, parfois si jai des épreuves, cest pour mon bien spirituel de temps à autre je regarde la carte postale de Sainte Bernadette que Jean Louis ma donnée avant mon départ, quel visage majestueux et je relie le texte quil à écrit, il est plein damour et de compassion pour notre prochain. Les Kms vont défilés sous mes pieds, direction Angoulême, il fait encore nuit, en ce dimanche se sera dès quil fera jour un chapelet Glorieux, joyeux, émouvant, le Christ est ressuscité, le Christ est vraiment ressuscité. Mais avant je dois me recueillir dans la prière, léglise est fermée, la prière aura donc lieu dehors comme le plus souvent, je décide daller la faire au monument aux morts en priant pour toutes ses mamans, ces papas, ces frères, ces surs ses fiancées, ses grand mères ces grand pères ces cousines, ces cousins, ces voisines, ses voisins et ses tendres, tendres épouses et ses enfants qui ont perdu un être cher, lêtre le plus cher de leur coeur. Je prends un petit déjeuner copieux dans un café et rassasié, je repars et après quelques Kms je fais mon chapelet en me tournant vers la Vierge Marie, ma Mère. Annonce de la naissance de Jésus aux bergers Luc 2. 9, 11 Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit. Lange du Seigneur se tint près deux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ; et ils furent saisis dune grande crainte. Mais lAnge leur dit ; « Soyer sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourdhui vous est né un sauveur, qui est le Christ Seigneur dans la ville de David » La visite des mages Matthieu 2. 1, 2 Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venu dOrient arrivent à Jérusalem en disant : « Ou est le roi des Juifs, qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et nous sommes venus lui rendre hommage »
La fuite en Egypte Matthieu 2. 13 Après leur départ, voici que lAnge du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « lève-toi, prends avec toi lenfant et sa mère et fuis en Egypte ; et reste-y jusquà ce que je te le dise. Car Hérode va rechercher lenfant pour le faire périr » Retour dEgypte Matthieu 2. 19, 21 Quand Hérode eut cessé de vivre. Voici que lAnge du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Egypte, et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi lenfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre dIsraël ; car il sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de lenfant » Létablissement à Nazareth Matthieu 3. 22,23 Mais apprenant quArchélaüs régnait sur la Judée à la place dHérode son père, il craignit de si rendre ; avertit en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint sétablir dans une ville appelée Nazareth ; pour que saccomplit loracle des prophètes : il sera appelé Nazôréen. Et je relie le même passage du 2ème épître de Pierre et je pense à lEucharistie, dans le livre de Philippe Madre je lis : Devant lhostie, après une mise en présence de Dieu, et dans un grand élan de foi : Jésus, tu es la résurrection et la vie. Jésus, tu es ma résurrection et ma vie. Et je continue en lisant sauve moi.
Je viens darriver à Les Minières, il est 10 h 23, léglise est fermée, cest la désolation spirituelle, celle que chaque être cache dans son cur pour avoir lair dêtre moderne, dans le vent, à la « page ». Cest en cachette que chaque être humain essaie de vivre un fond de croyance, se sentant coupable devant les autres de croire, je pense moi que, bien au contraire, que nous devons rendre témoigne, bien haut et fort mais en toute lhumilité de notre regard et de nos pensées envers le Père notre Dieu et son fils notre Seigneur et Sauveur, le Christ. LEvangile en communauté est celle qui soude dans la fraternité, celle qui réconforte, celle qui vivifie nos curs et nos pensées et il est dit dans la 1ère épître au Corinthiens, Chapitre 14 au verset 4 : Celui qui prophétise, au contraire, parle au hommes ; il édifie, exhorte, réconforte. Et au verset 15 : Que faire donc ? Je prierai avec lesprit, mais je prierai aussi avec lintelligence. Témoignons ensemble du véritable Evangile, celui que notre que Pape Benoît XVI exprime dans ses paroles avec tant damour, tant de fraternité, tant de gentillesse et avec une conviction inébranlable de lamour et pour lamour de notre prochain in Christo.
Je viens darriver à Couhé, je nais pas pensé à prendre la pancarte du villa en photo, il est 12 h 16, le soleil commence à être brûlant, comme point de repère je prends la photo du monument avec cet interminables liste de morts. Un petit restaurant, lair sympathique, cest le moment de me restaurer, jengage la conversation avec le patron qui regarde mon chapelet, je lui raconte un peu Saint Jacques et lui fait par que je vais à Lourdes et puis cette question « vous êtes croyant » et sans hésiter, il me répond « oui, catholique », enfin un homme de foi, pratiquant quand il le peut, vu son métier, son épouse aussi est croyante, rare sont ceux et celles qui déclare leur foi aussi spontanément en public. Cette affirmation me donne plein délan, je décide de continuer ma route, le soleil est de plus en plus brûlant, jai les pieds qui chauffent, alors je marrête pour changer mes chaussettes, et en profite pour faire un chapelet pour Florence, celle des Petites Surs Missionnaires de la Charité, cest un chapelet glorieux, très bien pour elle, qui grandit en spiritualité, je la regarde toujours très fraternellement, dans son regard parfois un peu de tristesse, des yeux qui ont sans doute souvent pleurés de déception, mais beaucoup damour dans son magnifique sourire, dans son fond, dans son cur, dans son regard ; une vraie fleur de lys comme ces trois pétales qui représentent : la foi, la safiance, la chevalerie (le service). Epanvilliers il est 15 H 27, dans les rues, personne, dans cette région, la vie semble sarrêter le dimanche, le soleil est de plus en plus brûlant. A la sortie du village je marrête pour souffler un peu. Je lis ma bible, jaime beaucoup le cantique de Marie rapporté par lapôtre Luc, chapitre 1 du verset 46 au verset 55. Ce cantique est la réponse de Marie à Elisabeth épouse de Zacharie. Marie dit alors : Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, parce quil a jeté les yeux sur labaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde sétend dage en age sur ceux qui le craigne. Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les plus humbles. Il a comblé de biens les affamés et renvoyés les riches. Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, selon quil lavait annoncé à nos pères e faveur dAbraham et de sa postérité à jamais. Quelles belles paroles de Marie, qui attend son bébé, le bébé de Dieu, le Sauveur du monde. Puis je repars, seul dans ma marche, seul sur ses chemins et routes, face à moi-même face à Dieu dans la prière. Puis cest Civray, il est 15 h 20 Personne dans les rues, tout est fermé, enfin une dame promène son chien, je parle quelques instants avec elle et elle me dit : « ici le dimanche il ny à rien douvert, vous comprenez avec les 35 heures, les gens nont plus envie de travailler, léglise est ouverte » Enfin une bonne nouvelle, je vais pouvoir me recueillir et prier. Léglise est majestueuse, immense, belle à lintérieur la Vierge Marie mattends, je pose mon sacs, magenouille sur celui-ci pour prier, prier pour toutes celles et tous ceux que jai laissé à Paris, rencontré sur routes et chemins, il me semble quun défilé interminable de noms et visages passe dans ma tête et sarrête dans mon cur. Puis je continue, jai soif, je bois dans la rivière, leau de la Charente est vaseuse, mais adoucis un peu mes lèvres, deux garçons sont à la pêche et me regardent hébété. Je leurs fait un grand signe de la main et repart en chantant, je crois en Dieux, puis pour Léticia, puis pour Fabricio et Maria Thérésa et pour tout les couples. Japerçois un petit ruisseau, je prend un petit chemin pour aller à sa rencontre, je goutte leau, elle est bonne, je pose mon sac à terre, je mallonge et je plonge la tête dans leau, comme un canard. Je dois en boire plus dun litre, et en sortant la tête de leau, face à moi, une petite biche mimite tranquillement, en lapant leau et en me regardant furtivement; elle ne craint pas, je me retire tranquillement en reprenant mon sac et je repart comme tout neuf, la joie dans mon coeur. Et dans cette interminable journée, jarrive à Ruffec qui me souhaite la bienvenue, il est 20 h 53. Ruffec semble déjà endormi, les hôtels sont fermés, pas un chat dans les rues, mai si, bientôt un jeune couple ou tout comme qui descend dune voiture et me dit bonjour en regardant mon chapelet, je viens peut être de les déranger, je me renseigne, en bas de la ville un petit restaurant doit être ouvert,je doit faire vite, sil ny a pas de client, il ferme, jarrive vite en voyant la lumière, je ferme me dit le patron, je lui explique un peu ce que je fais, il accepte de me faire des merguez frites et un peu de salade, ouf, merci, ma Mère, merci Sainte Bernadette. Un couple règle son adition, le monsieur me demande doù je viens, je raconte que ce matin je suis parti de la sortie de Poitiers, comme il à lair étonné, je lui montre la carte, il est sceptique en comptant les Kms, ça en fait plus de 70, alors je fais défiler les photos de mon téléphone portable ou sont enregistré les heures, « bravo » me dit il, il demande mon age « plus de 60 ans » « là je ne vous crois pas » dit il, je sors ma carte didentité, il vérifie et me dit « je suis psychiatre, vous êtes un cas », hum, jai oublié de lui demander ladresse de son cabinet et une consultation gratuite. Après une chaleureuse poignée de main, il sen va en se retournant plusieurs fois. Bientôt dautres jeunes clients vont arrivés, la patron qui à cette heure ci est seul, accepte de les recevoir et leur dit « le monsieur est pèlerin, il va à pied à Lourdes, il vient de Paris à pieds, il à plus de 60 ans, il est en forme, je vous souhaite dêtre en comme lui à son age ». Puis nous bavardons tous ensemble, jexplique que je suis croyant, que je nai pas toujours eu la foi, que jaime le service de Dieu. Un jeune homme me demande comment je fait pour marcher aussi longtemps, je lui réponds « en chantant mes prières ». La nuit se fait tard, je pars en donnant une poignée de mains à tous et faisant mon signe de croix en les regardant, je franchit la porte et réconforté par les regards que tous mon donnés. Je sors de la ville, un petit coin tranquille, cest là que je vais dormir dans la nature, je suis claqué. Dans mon sac de couchage, à la lueur de ma petite lampe, je lis dans le 2 épître de Pierre, le chapitre 1 les versets 19 à 21 et ce dernier est magnifique. Ce nest pas dune volonté humaine quest venu une prophétie, cest poussé par lesprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu. Nous sommes le lundi 24 avril 2006 Le réveil est toujours aussi merveilleux, dans un silence déternité, le jour sépanouit, la nature appelle, un temps de réflexion, de prière ; dans un beau silence, un silence merveilleux ; presque complet, hormis les refrains sublimes de la nature, ceux des oiseaux qui chantent et sifflent les merveilles du monde dun nouveau jour ; rien, rien, non pas le néant, mais la plénitude de Dieu, cette plénitude immense, sereine, belle, joyeuse, amoureuse, pleine de compassion, pleine de tendresse, pleine damour, celle qui rentre dans mon cur, dans nos curs, pour ce temps et toute cette éternité, celle que nous attendons, même celles et ceux qui disent ne pas croire et qui dans le fond de leur cur espère vivre et vivre à tout jamais, cette éternité qui, dans nos songes, nos rêves, nous attendons de toute notre force, avec toute notre foi et aussi parfois de nos craintes de nos doutes. Laissons nos doutes, oublions nos doutes, laissons nos craintes, oublions nos craintes, portons notre foi et tous nos sentiments, portons les dans la chaleur la plus spirituelle de notre cur, de nos sentiments venus dailleurs, venu de loubli, venu de notre inconscience, venu de la véritable foi, portons toutes nos espérances vers Jésus Christ, notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur, portons notre foi et nos espérances, dans, et en communion, avec tous les Saints, abandonnons nous à lui, à eux, qui réunis dans un même Esprit Saint, sont là, ici, présents, pour nous, avec nous, dans la sagesse, la compréhension et lamour de notre prochain. Après ce réveil dans la joie, lespérance, la contemplation de ce que Dieu a fait pour nous, pour le regard de nos yeux et notre le bonheur, je lis un passage de notre Sainte Bible et dans lépître de Jacques je lis ces versets qui parlent des exhortations finales ; les versets 12 et 13 sont dune pureté inégalables. Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel ni par la terre, nusez daucun autre serment. Que votre oui soit oui, que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. Quelquun parmi vous souffre t il ? Quil prie. Quelquun est il joyeux ? Quil entonne un cantique. Et en lisant cette Sainte Bible, mes pensées se tournent vers mes petites Surs Missionnaires de la Charité et je lis cet écrit de Sainte Thérèse de Jésus dAvila, celui que tous les matins nous lisons en faisant la prière des bénévoles et jaime, chaque matin, partager ces paroles. Seigneur. Dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la Paix, la Sagesse, la Force. Je veux regarder aujourdhui, le monde avec yeux tout remplis dAmour, être Patient, Compréhensif, Doux et Sage, voir au-delà des Apparences tes Enfants comme tu les vois toi-même et ainsi ne voir que le Bien en Chacun. Ferme mes oreilles à toute Calomnies, garde ma langue de toute malveillance ; Que seul les Pensées qui Bénissent, Demeurent dans mon Esprit. Que je sois si Bienveillant et si Joyeux que tous ceux qui mapprochent, sentent ta Présence. Revêts-moi de ta Beauté, Seigneur et quau long de ce jour je te Révèle. Amen Puis dans un élan de pensées vers mes petites Surs et toutes celles et ceux qui sont dans engagés dans le service des plus démunis, je prend la route, direction Angoulême, dans ma tête et mon coeur, les visages ce ces plus démunis défilent, Robert, Philippe, Alain,
mon frère musulman avec sa casquette, il est malade, José, il est malade, Ostiane, elle est malade et tous les autres et toi Pascale ma petite sur spirituelle. Je suis fatigué, jai mal dormi, le soleil devient rapidement brûlant, je regarde le ciel comme pour y contempler la Vierge Marie et madresser à Sainte Bernadette, bientôt une pluie dorage, je mets la pèlerine, se rafraîchissement me fait beaucoup de bien, et le soleil redevient rapidement chaud.
Les nègres il est 7 h 30, La Gagnarderie il est 9 h 28, les Kms sont durs, je marrête pour un petit déjeuner sobre, je suis claqué, je dois continué en priant encore plus fort. Je prie pour les plus démunis, puis pour Maria Thérèsa pour quelle retrouve la coquetterie de sa première rencontre avec Fabricio, pour Florence et Florence, Laurence comme tous les jours, que sa voix reste pure, douce et son visage épanouit par lévangile. Mansle, il est 9 h 36, léglise simpose au milieu de ce beau village avec ses deux statuettes qui semblent porter lévangile ; rares sont ses habitants qui se promènent, ce sont des personnes âgées, ils me disent bonjour, je leur réponds bonjour en faisant le signe de croix. Une dame me dit « bonjour monsieur le Curé » alors je marrête pour lui serrer la main et lui expliquer que la croix que je porte est là pour me protéger dans mon pèlerinage, je ne suis pas Curé, mais un homme ordinaire. Jai eu Jean Louis au téléphone, cest toujours un grand réconfort découter une voix amicale, spirituelle ; cest lundi il marche en forêt en lisant. Ce réconfort arrive toujours, comme tous les autres, lorsque je suis en difficulté. Mais je nen parle jamais, tout va bien.
Maine de Boxe il est 10 h 11, léglise est enfermée dans le village, comme prisonnière de ses habitants, la porte est fermée, quelques voitures circulent. Je continue ma route, la fatigue disparaît lentement en priant, dépassé ce village je marrête quelques Kms plus loin, une voiture de gendarmerie sarrête et un gendarme me demande « bonjour monsieur, vous avez un problème » et à son interrogation je répond « non, je marrête pour prier » et je leur raconte brièvement mon histoire lorsque je leur dit que jai 60 ans et que je fais en moyenne 70 Kms par jour, ils me regardent, lun deux me dit quil pourrait peut être en faire autant, il est militaire me dit il. Puis cest lheure du chapelet : Laurence, Jean Louis et dautres noms, dautres visages qui défilent dans ma tête et dans mon coeur. Cest beau un chapelet ; vivre et comprendre la vie de Jésus. La tentation du désert Matthieu 4. 1, 4 Alors Jésus fut emmené dans le désert par lEsprit, pour être tenté par le Diable. Il jeûna durant quarante jours et quarante nuit, après quoi il et faim. Et sapprochant, le tentateur lui dit : « Si tu es le fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pierres » Mais il répondit : « Il est écrit : Ce nest pas de pain seul que vivra lhomme, mais de toute parole qui sort de la Bouche de Dieu » Le retour en Galilée Matthieu 4. 12, 15 Ayant appris que Jean avait été livré, il se retira en Galilée et, laissant Nazara, vint sétablir à Capharnaüm, au bord de la mer, sur les confins de Zabulon et de Nephtali, pour que saccomplit loracle dIsaïe le prophète : Terre de Zabulon et terre de Nephtali, route de la mer, Pays de Transjordane, Galilée des nation Jésus inaugure sa prédication Luc 4. 14, 15 Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de lEsprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet. Il enseignait dans leurs synagogues, glorifié par tous. Appel des quatre premiers disciples Matthieu 4. 18, 24 Comme il cheminait sur le bord de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre et André son frère, qui jetaient lépervier dans la mer ; car cétaient des pêcheurs. Et il leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs dhomme » Eus, aussitôt, laissant les filets, le suivirent. Et avançant plus loin, il vit deux autre frères, Jacques, fils de Zébédée et Jean son frère, dans leur barque, avec Zébédée leur père, en train darranger leur filets ; et il les appela. Eux, aussitôt, laissant la barque et leur père, le suivirent. Jésus à Nazareth Luc 4. 16, 10 Il vint à Nazaza ou il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour de sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre il trouva le passage ou il est écrit : LEsprit du Seigneur est sur moi, parce quil ma consacré par lonction, pour porter la bonnes nouvelles aux pauvres. Il ma envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour de la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur.
Arrivée à Tourriers, il est 11 h 43, tout petit restaurant sympathique tenue par des personnes âgées, le pépé à du mal à marcher derrière le comptoir, la mémé fait la cuisine et le service, elle refusera de se faire prendre en photo. Je massoies dans la sal de restaurant et engage la conversation avec un ouvrier, il est croyant mais ne pratique pas, ces copains arrivent, il détourne la conversation, un lui demande « tu es croyant toi » « non » répond til, quel gâchis pour faire comme tout le monde ; La mémé intervient et dit « bien sur quil y a quelquun au dessus de nous, si jen avais la force, moi aussi jirai à Lourdes à pieds », silence dans la salle, le repas est excellent, la cuisine de ma grand-mère. Je continue ma route vers Lourdes, un petit coin sympathique, un peu de repos, en lisant le livre de Pierre Comby, et ce joli passage sur le baptême au 2ème siècle, me fait penser à Florence qui vient dêtre baptisée. Pour ce qui est du baptême donner le de la façon suivante : après avoir enseigné ce qui précède, « baptisez au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mat 29,19) dans de leau vive. Sil ny a pas deau vive, quon baptise (plonge) dans une autre eau ; à défaut deau froide, dans leau chaude. Si tu nas ni lun ni lautre, verse de leau sur la tête trois fois « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » Après cette détente, je repars les villages semblent vides, endormis.
Churet il est 16 h 38, quelques voitures garées le long de la route, pas une âme dans les rues, La Chignolle il est 16 h 46 idem, ces deux villages, cote à cote se ressemblent par leur vide à la sortie de ce dernier, je marrête quelques instant, pour lire un passage de la bise en communion avec mes petites Surs Missionnaire de la Charité, dans lépître de Paul aux Romains chapitre 11 les versets 33 à 36 « conclusion hymnique. » Ö abîme de la richesse, de sagesse et de science de Dieu. Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles. Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ? Ou bien qui la prévenu de ses dons pour devoir être payé en retour ? Car tout est de lui et par lui et pour lui. A lui la gloire éternellement. Amen Et je reprends ma route en chantant mes prières direction Angoulême, jai besoin dun bon bain et de vrai sommeil, et cest Angoulême, je prends un chambre dans un hôtel, un bon bain, un bon repas dans un restaurant tout proche. Je vais dormir mais avant un peut de lecture biblique, lapôtre Paul, épître au romains, la thèse de lépître, chapitre 1 les versets 16 et 17. Car je ne rougis pas de lEvangile : il est force de Dieu pour le salut de tout croyant, du Juif dabord, puis du Grec. Car en lui la justice de Dieu se révèle de la foi à la foi, comme il est écrit : Le juste vivra de la foi. Lhistoire de Paul est belle, pleine démotion, pleine de vérité, dabord persécuteur, plus quacharné de la jeune Eglise, il fut brusquement envahit par lEsprit Saint avec lapparition de Jésus ressuscité sur le chemin de Damas. A vous mes Soeurs, à vous mes Frères, je vous dis « ne perdez jamais confiance dans la vérité, celle-ci est éternelle ». Je me souviens de ce passage du livre de Joseph Flavius, comme Paul, Juif et citoyen Romain. Pendant lexode des juifs à Babylone, le Roi demanda quon lui dise de qui est le plus beau. Le premier dit « Cest le vin, il nous rends gaie, joyeux,
Le second dit « Cest la mère, car sans elle nous ne serions pas ici
. Le troisième dit « Cest la Vérité car sans la Vérité, rien nexiste
Nous sommes le Mardi 25 avril 2006 Et je dors dun profond sommeil, réveil 4h 30, je prends un bon bain, je ne sais pas ce que ce soir sera fait. Ma prière et je continue la lecture de lépître de Paul aux Romains, le verset 2 « la colère à venir pour tous » les versets 1 à 3 retiennent toute mon attention. Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges, et nous savons que le jugement de Dieu sexerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions. Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les faits toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu. Jai bien récupéré, jai envi de flâner, dans la prière, dans la méditation des écritures, je me sens léger, en harmonie avec moi-même, dans la foi, dans lespérance de la vie éternelle, je nai crainte, aucune, de mendormir dans lespoir de la résurrection, je sais que ce jour et ces jours viendrons, pour notre joie, notre bonheur, notre plénitude. Dans ces grandes villes, je ne me sens pas bien, aussi je décide de partir et ferai mon chapelet dans la nature, sous le refrain des oiseaux. Je sors, ah, bonne nouvelle, un café ouvre, je peux prendre un petit déjeuner léger et bavarder un peut avec le parton et deux autres noctambules, la météo annonce du beau temps, il va faire chaud et cest le départ, avant de franchir la porte, je me retourne et faisant le signe de croix je dis « au revoir messieurs ». Jentends leurs réponses dune même voix « que Dieu vous aide ».
Sur ma carte direction Villebois la Valette, je flâne jaime ces paysages de campagne ces coteaux remplis de vigne avec de grands noms. Je ne sens pas pressé. Il faut que jaie des nouvelles de José, ce nest pas toujours facile de le joindre, je guette lheure sur mon portable, 8 h 25, cest bon, José est là avec Catherine, rue de la Folie Méricourt, il attend larrivée des Surs. Catherine princesse plus, plus, plus
est là Sa voie est calme, douce, pure et plus spirituelle que jamais. Princesse du Cur. Princesse de la Douceur. Princesse du Bon Sens. Princesse toujours Souriante. Princesse toujours Aimable. Princesse toujours serviable. Princesse toujours Disponible. Princesse du devoir sans Obligation. Princesse Spontanée Princesse de lamour vers son prochain. In Christo Ange A 8 h 30, je fais mon Chapelet du mardi (douloureux), pour toutes celles et tous ceux qui sont chez les Surs Missionnaire de la Charité, Mes petites, les bénévoles et tous celles et tous ceux qui viennent prendre le repas et le réconfort fraternel. Larrestation de Jésus Marc 14. 43, 46 Et aussitôt, comme il parlait encore, survint Judas, lun des Douze, et avec lui une bande armée de glaives et de bâtons, venant de la part des grands prêtres, des scribes et des anciens. Or le traite leur avait donné ce signe convenu : « Celui à qui je donnerai un baiser ; cest lui ; arrêter-le et emmenez-le sous bonne garde » Et aussitôt arrivé, il sapprocha de lui en disant : « Rabbi », et il lui donna un baiser. Les autres mirent la main sur lui et larrêtèrent Jésus devant Pilate Marc 15. 2, 5 Pilate linterrogea : « Tu es le roi de Juifs » Jésus lui répond : « Tu le dis » Et les grands prêtres multipliaient contre lui des accusations. Et Pilate de linterroger à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois tout de dont ils taccusent » Mais jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate était étonné. La mort de Jésus Marc 15. 33, 37 Quand il fut la sixième heure, lobscurité se fit sur la terre entière jusquà la neuvième heure. Et à la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : « Elôï, Elôï, léma sabachthani », ce qui se traduit : « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi mas-tu abandonné » Certains des assistants disaient en lentendant : « Voila quil appelle Elie. Quelquun courut tremper une éponge dans le vinaigre et, layant mise au bout dun roseau, il lui donna à boire en disant : « Laissez, que nous voyons si Elie va venir le descendre ». Or Jésus, jetant un grand cri, expira. Les saintes femmes au Calvaire Marc 15. 40, 41 Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé, qui le suivaient et le servaient lorsquil était en Galilée ; beaucoup dautres encore qui étaient montés avec lui à Jérusalem. Lensevelissement Marc 15. 43, 47 Joseph dArimathie, membre notable du Conseil, qui attendait lui aussi le Royaume de Dieu, sen vint hardiment trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Pilate sétonna quil fût déjà mort et, ayant fait appeler le centurion, il lui demanda sil était mort depuis longtemps. Informé par le centurion, il octroya le corps à Joseph. Celui-ci, ayant acheté un linceul, descendit Jésus, lenveloppa dans un linceul et le déposa dans une tombe qui avait été taillé dans le roc ; puis il roula une pierre à lentrée du tombeau. Or Marie de Magdala et Marie mère de Joset, regardaient ou on lavait mis. Les Km défilent sous mes pieds, et cest ma première étape de ce jour, il fait chaud, je marrête dans un petit restaurant tenu un couple, je suis accueilli chaleureusement, ils regardent le chapelet autour de mon cou et lui a répondu à mon bonjour et mon signe de croix. Au cour du repas je raconte, çà et là mon projet daller à Lourdes, et pourquoi après que jeu fait Saint Jacques de Compostelle. Mon assiette est plus que bien garnie, le patron me dit « vous en avez besoin ». Après le repas en prenant mon café au bar et je pose directement la question au patron « vous êtes croyant » et sans hésiter il me répond « oui bien sur » je lui dit « dans un couple, cest très bien de pouvoir partager lévangile ensemble, madame est croyante ? » derrière moi une voix féminine « nom, je ne suis pas croyante ». Je me retourne, regarde cette dame intensément dans les yeux et lui dit « vous mentez, madame, vos yeux sont spirituelles ». Mettez vous à coté de votre mari, jaimerai vous prendre en photo tous les deux.
Après cette photo, souvenir, nous parlons devant le café, puis un autre, dans cette conversation, Nadine évoque ces doutes, et fini par dire « je nose en parler, dans mon entourage, je crois, je doute » Ces paroles vont me donner courage, mon sac sur le dos, « au revoir les amoureux je prierai pour vous à Lourdes », je franchis la porte en les regardant et faisant mon signe de Croix. Je suis heureux, cest un beau couple, uni, les Kms défiles sous mes pieds et après une demie heure de marche, je marrête et prie pour eux et dans mes pensées Fabricio et Maria Thérésa à qui il faudra lire ce passage de Tertullien sur le mariage. Des hommes et des femmes se découvrent, mais pour parfaire cette découverte qui doit être à limage de lévangile et qui comme lévangile demande, chaque jour un approfondissement, mutuel, spirituel et partagé dans la compréhension des instants de vivre en harmonie. Chaque matin dans presque tous les foyers, le premier debout allume la radio ou la télévision, cest bien dêtre au courant de la vie vautour de nous, ma bible fait près de 2000, si chaque matin vous lisez un recto verso, tous les 3 ans, tous les textes sauront été lus, mais commencer par le nouveau testament, la loi damour. Et lisant avant la radio ou la télévision, les paroles de lEvangile pénétreront dans votre cur et vous aurez toute la journée pour les méditer et le soir en parler avant la télé, au repas, en famille, avec les enfants. En mapprochant, dans mon cur, vers Jésus et la Vierge Marie, Sainte Bernadette pénètre en moi, des sentiments inexplicables sont en, dans moi. A la sortie une dame, assez âgée vient fermer la porte et oui, « cest bientôt la nuit, et nous avons peur des voleurs et des dégradations » me dit elle, je la remercie pour son service. Si je veux je peut rester plus longtemps, elle attendra, quelles belles paroles. Nous échangeons quelques mots et je vais me rafraîchir dans un petit café. Rencontre avec Laurent. Un jeune homme denviron 35 ans, un peu bedonnant pour son âge ; mon sac sur le dos, mon chapelet autour du cou lintrique, « et bien, je suis pèlerin, je viens de Paris et je vais à Lourdes » lui dis-je « je veux aller Saint Jacques » me répond t-il « vous êtes croyant » « non » « alors pourquoi Saint Jacques, moi, je lai fait au mois de mars » « lors que je vais quelque part, je visite toujours les églises » « pour vous, laquelle est la plus belle » « Chartres, oui Chartres, quand je laperçois, je sais pas » et mettant les mains sur son cur « jai beaucoup démotions ». Nous bavardons longtemps ensemble et jamais il ne dira quil est croyant, dans mon cur, je sais que oui, mais comme tant dautres, avouer sa foi, cest parfois renier son passé. A toutes et à tous je voudrais vous dire : « Avouer sa foi, cest permettre de dire à votre voisin, votre ami, votre sur, votre frère, vos amis, vos voisins, vos enfants, à tous celles et tous ceux que vous rencontrés. Jai la foi, je suis heureux dans la foi dans lévangile et je nai pas honte de le déclarer : je suis heureux. Ce bonheur je veux le partager. Jassume mon passé. Jassume mes égarements. Et moi je peux vous dire que malgré mes errements. Je nai jamais renié lévangile, jamais renié Dieu. Jamais renié le Christ. Jamais renié la Vierge Marie. Ô Vierge des Vierges, Jamais je nai renié la résurrection dans la chair. Jamais renié la vie éternelle ». Tout en parlant avec Laurent et ses amis, jai mangé 2 sandwichs et repart japerçois un partit coin tranquille dans la nature, idéal endroit pour un bon dodo, et repartir de pieds ferme demain avant laube. Le réveil est doux, il est 4 h 00, je ne me sens pas du tout fatigué, je lis le message de Jean Louis et regarde limage de Sainte Bernadette, un réconfort, je fais ma prière et je pars tranquillement et bientôt les douceurs du réveil matinal de la nature vont comme à lhabitude, sépanouir et mépanouir, je marche tranquillement. Il est 7 h 30 environ et je fais mon premier chapelet (missionnaire) en marchant, et un petit stop à chaque passage de lévangile. Missionnaire Mission des douze Matthieu 10. 1 Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toutes maladie et toute langueur. Les noms des douze Matthieu 1. 2,4 Les noms des douze apôtres sont les suivants : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; puis Jaques, le fils de Zébédée et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Mathieu le publicain ; Jacques le fils dAlphée et de Thaddée ; ; Simon le Zélé et Judas lIscariote, Persécution des missionnaires Matthieu 10. 17, 20 Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagellerons dans leurs synagogues ; vous serez traduit devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face deux et des païens. Mais, lorsquon vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce nest pas vous qui parlerez, mais lEsprit de votre Père qui parlera en vous. Parler sans crainte Matthieu 10. 26, 27 Nallez donc pas dans la crainte. Rien en effet, nest voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dite-le au grand jour ; et ce que vous entendez dans le creux de loreille, proclamez-le sur les toits. Se renoncer pour suivre Jésus Matthieu 10. 37, 39 Qui aime son père ou sa mère plus que moi nest pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa file plus que moi nest pas digne de moi. Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi nest pas digne de moi. Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Je vois un petit village, je souffle un peu avant dy entrer, je veux me présenter en forme, physiquement et spirituellement. Je pense à Fabricio et Maria Thérésa, dans le 1er épître de Paul aux Corinthiens, au chapitre 7, à partir les versets 3 et 4, ces paroles bibliques sont faites pour tous les couples. « Que le mari sacquitte de son devoir envers sa femme, et pareillement la femme envers sont mari. La femme ne dispose pas de sons corps mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, ma la femme. »
Je suis devant léglise du petit village dAllemans, Il est 7 h 41, en méditant les paroles de Paul, Jai oublier de photographier la pancarte du village, je le ferai à la sortie, il sera 7 h 45, le village est vide, personne, léglise est fermée, le monument aux morts égrène les chagrins. En ce mercredi cest le cest le petit café en la Paroisse de Saint Ambroise à Paris, au téléphone, Geneviève, la dévouée, vient sans doute de terminer sa vocation nocturne, accueillir les plus démunis, elle ne montre jamais sa fatigue, son découragement, au contraire, toujours souriante, pleine dentrain, ici encore elle se tourne vers son prochain dans un amour fraternel, In Christo, les plus humbles et compatissants, je reçois delle un jolie, beau, magnifique message spirituelle et fraternel dencouragement. Jacqueline est toujours gaie, comme une fleur de printemps. Lhôtel et le village dorment dans une même union, le café sera pour plus loin. Et la route continue, javais oublié quen province les gens travaillent parfois assez loin et seul les retraités animent le village, mais souvent pas avant 10 ou 11 heures.Ribérac, il est 8 h 42, personne dans les rues, jai parcouru environ 30 Kms, un petit café, 4 pains au chocolat dans la boulangerie et je ne mattarde pas. Il commence à faire chaud, et cette chaleur ralentit ma marche. Beauronne il est 12 h 40, quelques magasins, mais le village sest endormi pour la pose de midi, je le laisse se reposer dans toute sa quiétude et continue ma route, personne dans les rues, magasins fermés, la vie au ralentit ou bien la vrai vie, a savoir, selon chacun. Direction Mussidan, un casse croûte dans un Mac Donald, à lheure où jarrive, cest le seul endroit douvert, alors faute de mieux. Le village le plus important sur la carte est Sainte Foy la Grande. Objectif : latteindre dans la soirée et le plus tôt possible, jai besoin de dormir et de me restaurer convenablement ; Ce sera du, alors un chapelet, avant de continuer. Jésus prépare les disciples à sa passion Première annonce de la passion Matthieu 16. 21, 23 A dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples quil fallait sen aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de part des anciens, des grands prêtes et des scribes, être tué et le troisième jour, ressusciter. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : « Dieu ten préserve Seigneur. Non, cela ne tarrivera point. » Mais lui se retourna et dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » Deuxième annonce de la passion Matthieu 17. 22, 23 Comme ils se trouvaient réunis en Galilée , Jésus leur dit : « Le Fils de lhomme va être livré aux mains des hommes , et, il le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera » Et ils en furent t tous consternés Le repas pascal Luc 6. 14, 16 Lorsque lheure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Et il leur dit : « Jai ardemment désiré manger cette Paque avec vous avant de souffrir ; car je vous le dis, jamais plus je ne la mangerai jusquà ce quelle saccomplisse dans le Royaume de Dieu » Annonce de la trahison de Judas Luc 22. 21, 23 Cependant, voici que la main de celui qui me livre est avec moi sur la table. Le fils de lhomme, va son chemin selon ce qui est arrêté, mais malheur à cet homme-la par qui il est livré » Eux se mirent à se demander entre eux quel était donc parmi eux celui qui allait faire cela. Annonce du retour et du reniement de Pierre Luc 22. 31, 34 « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ; mais moi jai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » Celui-ci lui dit : « Seigneur, je suis prêt à aller avec toi en prison et à la mort » Mais il dit « Je te le dis Pierre, le coq ne chantera pas aujourdhui que tu naies, par trois fois, nié me connaître » Je viens de marcher une la journée entière, depuis 4 h 00 du matin, avec quelques erreurs de cheminement jai du parcourir plus de 100 Kms dans des paysages magnifiques avec de belle vignes et belles appellations de vin, grand cru de France. Sainte Foy la Grande se rapproche, la nuit descend, je longe la Dordogne, de lautre coté de ce fleuve, des lumière de village, ces dernier Kms me semblent interminables, enfin un pont, une pancarte, centre ville, ouf, jy suis. Jarrive à Sainte Foy la Grande vers 22 h 00, plus cette petite ville se rapprochait, plus joubliais la douleur de mes pieds, trois dans cette journée, jai changée de chaussettes. Je suis fatigué, jai sommeil et sur ce point je ne me fait aucune illusion sur les hôtels pouvant être ouvert, donc je ne chercherai pas et je mapprête à dormir dans la nature ; dans cette attente je doit me restaurer. Franchit, le pont, un petit restaurant au bord de leau, jentre, du monde aux tables, une serveuse me demande « cest pourquoi » « déjeuner », lui dis je, elle mexamine de haut en bas et me dit « nous fermons » bizarre, avec temps de monde. Jentends la patronne interroger la serveuse, mais je ne comprends pas, je suis pressé, sans doute mon attitude ? Tant pis. Avant de franchir la porte, je me retourne, fait mon signe de croix et dit « Bonsoir Monsieur, dame ». Je serre licône de la Vierge Marie, que je tiens dans ma main droite et dit « Ma Mère aide moi ». Je continue ma route, jai confiance, une crêperie, les chaises de la terrasse sont rangées, je rentre, tout de suite la serveuse me dit « Cest fermé » et je lui dit « Je suis pèlerin, je viens de Paris et je vais à Lourdes à pieds, vendez moi quelque chose, je mangerai dehors » et je sert la croix de mon chapelet, un homme sort de la cuisine et me dit : « Moi aussi, je porte ma croix, prenez place pèlerin » Merci ma Mère de mavoir guidée jusqu'à cette maison. Je commande une crêpes aux champignons et magret de canard, je suis plus que bien servit et malgré mon excellent appétit, je ne finirai pas mon assiette.
Je suis à Sainte Foy la Grande dans la crêperie, il est 23 h 19, à cet instant, ces deux photos très semblables prises à quelques secondes dintervalles sont importantes, je viens de finir de manger dans cette crêperie. Claude Parie le parton, la serveuse et son ami. Et je raconte mon histoire, avec Claude, nous avouons notre croyance aux jeunes, eux ne savent pas, mais se posent des questions, la soirée se termine, Claude me propose de dormir cher lui, mais je dois repartir vers 4 h 00 du matin donc je dormirai à quelques Kms dici dans mon sac de couchage, il mindique la route à suivre et cest une chaleureuse et fraternelle séparation. La ville est calme, quelques Kms, un endroit calme à lombre, une courte prière et je dors. Nous sommes le jeudi 27 avril 2006 Le jeudi, pour moi est toujours un jour particulier, à Paris cest repos, et triste pour ceux à qui nous servons un repas chaque matin, ce jour, en plus fin de mois, beaucoup resteront le ventre vide ou très léger. Beaucoup déambuleront dans Paris à la recherche damitiés ; Je chante, je vous salue Marie et mon Crédo en pensant plus particulièrement à eux.
Margueron, il est 7 h 29, in petit café et quelque pain aux chocolat et la route continue, seul face à Dieu et à moi-même, je continue mon chemin, après environ 4 h 00 de marche, un chapelet pour ceux qui en ce jour sont privés des plus élémentaires regards et attention de ce monde. Chapelet de lespoir Les Béatitudes Matthieu 5. 3, 10 Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les doux, car il posséderont la terre. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les curs purs, car il verront Dieu. Heureux les artisans de la paix, car il seront appelés fils de Dieu, heureux les persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Le vrai trésor Matthieu 6. 18, 21 Ne vous amassez point de trésors sur la terre, ou la mite et le ver consument, ou les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel ; là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car ou est un trésor, là sera aussi ton cur. Les deux voies Matthieu 7. 13, 14 Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui sy gagne ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent. Première multiplication des pains Marc 6. 41, 44 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il le donnait à ses disciples pour le servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tous en mangèrent et furent rassasiés ; et lon emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes de poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Sel de la terre et lumière du monde Matthieu 5. 13 Vous étés le sel de la terre. Mais si le sel vient à saffadir, avec quoi le salera-t-on ? Il nest plus bon à rien quà être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens La nature séveille lentement, en ce printemps, depuis mon départ de Paris, beaucoup de changements, dus à lavencement de cette saison et ma descente vers le sud de la France. Et voici un bel élevage de canard, fruit de la création de Dieu et du labeur des hommes, je nai jamais vu autant de canards dans un même endroit, que de foie gras en vue.La Sauvetat du Dropt, il est 11 h 01, quelques personnes dans les rues, une belle église avec son clocher en forme de tour carré, hélas fermée. Je fais un peu de touriste, jaccoste quelques personnes pour leur demander ma route, un prétexte comme un autre pour engager la conversation et parler de mon projet et de ma foi. Tous croient en Dieu, très peu pratiquent, pas le temps, contraignant, absence de curé, dissension entre jeunes et plus âgés et que sais-je, un prétexte, la vrai excuse ; en fait pas de relation commune, une foi dans la solitude qui, comme une bougie abandonnée à son propre destin se consume, séteint dans lindifférence et dans loublie. Un petit approvisionnement et je continue ma route, je ne suis pas très vaillant. Jai besoin dun bon bain et dun repos tranquille. Il est environ 12 h 30 et je marrête un peu à lécart de la route pour un frugal repas improvisé de pains et charcuterie. Après quoi, repos et pour cette détente je relis lEpître de Jacques, les sous titre contenus dan les chapitres 1,2 et 3 sont plein dévocation de la vie courante pour un chrétien et pour tout humain. Le bienfait des épreuves : Tenez pour une joie suprême, mes frères dêtre en butte à toutes sortes dépreuves. La Demande confiante : Si lun dentre vous manque de sagesse, quil la demande à Dieu il donne à tous généreusement et elle lui se donnée. Le sort du riche : Que le frère dhumble condition se glorifie de son exaltation et le riche de son humiliation. Lépreuve : Heureux lhomme qui supporte lépreuve. Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promis à ceux qui laiment. Recevoir la parole et la mettre en pratique : Ne vous égarés pas, mes frères bien-aimés : tout don excellent, toute donation vient den haut et descend du Père des lumières. Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui sabusent eux mêmes. Le respect dû aux pauvres : Mes frères, ne mêlez pas à des considérations de personnes la foi en notre Seigneur. La foi et les uvres : A quoi cela sert-il, mes frères, que quelquun dise : « Jai la foi » sil na pas les uvres ? Contre lintempérance du langage : Ne soyez pas nombreux mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous nen recevrons quun jugement plus sévère, car à maintes reprises nous commettons des écarts, tous sans exception. La vraie et la fausse sagesse : Est-il quelquun de sage et dexpérimenté parmi vous ? Quil fasse voir par une bonne conduite des actes empreints de douceur et de sagesse. Si vous avez un cur, au contraire, une amère jalousie et un esprit de chicane, ne vous vantez pas, ne mentez pas contre la vérité. Je lis entièrement ces trois chapitres de lépître de Jacques. Ces phrases en sous titres évoque la sagesse dun disciple proche de Jésus, dun de ceux qui laccompagnerons lors de sa Transfiguration, le premier apôtre à mourir en martyr vers lan 44. Et je termine cette pause lecture en lisant et dans Marc 10. 35, 37, la demande des fis de Zébédée. Jacques et Jean les fils de Zébédée, avancent vers lui et lui disent : « Maître, nous voulons que tu fasse pour nous ce que nous allons te demandez » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » « Accorde-nous, lui dirent-ils de siéger, lun à ta droite et lautre à ta gauche, dans ta gloire » Et une version un peut différente dans Matthieu 20. 20, 21 Alors la mère des fils de Zébédée sapprocha de lui, avec ses fils, et se prosterna pour lui demander quelque chose. « Que veux-tu » lui dit-il. Elle lui dit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, lun à ta droite et lautre à ta gauche, dans ton Royaume ». Et en méditant ces deux écrits, qui sont identiques dans le sens, mais formulés différemment, une fois par les disciple, ne fois par la mère des disciples. Et je médite cette scène en me rappelant que Matthieu fut disciple et apôtre de Jésus et Marc apôtre de Jésus ; lun étant sans doute présent, lautre ayant écouté le récit. Il est vrai quune scène vue ou entendue par deux personnes peut-être raconté différemment tous en restant véritable et dans ces passages de lévangile, les réponses resteront en conformité. Rappelons non de lécrit, mais de la fois de celui-ci qui nous la transmis. Apres cette lecture, qui me fortifie dans mes engagement, je somnole un peu et reprends la route dAgen. Ce soir je dois absolument me reposer convenablement, jai les pieds gonflés, je doit faire un bon brin de toilette et laver mes chaussettes et autres petits linges.
Tombeboeuf, il est 17 h 46, jai peur dêtre déçu, ma première impression est un village perdu dans la campagne. IL est beau ce village enfermé sur lui-même, majestueux et rustique.
Une salle des fêtes, un hôtel restaurant. Vierge Marie, merci, donne-moi la force de percevoir, et comprendre, la gloire de la divinité de Jésus, pour mieux lui faire confiance, mieux le suivre et mieux le servir. Il est 18 h 48 et avant dentrée à lhôtel, je prends cette photo. Je peux avoir une chambre avec baignoire, jen profite aussitôt pour prend un bain, laver mes chaussettes, une chemise, un pantalon et mon linge de corps ; les radiateurs sont en marche, idéal pour le séchage. Je descends pour me restaurer vers 20 h 00 et à ma grande surprise, jai limpression que tous le village sest donné rendez-vous pour lapéritif, je salue tous ces gens en disant bonjour et en faisant mon signe de croix. Je fais comme tout le monde en minstallant au bar et très vite jengage la conversation avec des ouvriers du bâtiment à qui je raconte mon histoire, celle de ma foi perdue et revenue, celle de mon pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle et pourquoi aujourdhui vers Lourdes, Ces gens sont croyants, mais ne pratiquent pas. Je vais ainsi rencontrer presque que tous les clients, je me sens libre, en paix avec moi-même. Puis cest lheure du repas, aux spécialités régionales, copieux et sympathiques et en harmonie avec mes voisins de table, un jeune couple avec 2 enfants. Je suis bavard lheure passe et je remonte dans ma chambre vers 23 h 00, heureusement pour ceux que jai rencontré que je sois fatigué et que jai sommeil. Un nouveau bain, tout en lisant les chapitres 4 et 5 de lépître de Saint Jacques. Enfin un sommeil bien mérité. Il me reste quatre jours de marche pour arriver à Lourdes, en moi un nouveau sentiment, jai peur que ce pèlerinage ce termine, je me sens si bien dans cette marche et ses prières. Un sentiment particulier menvahit, il est indescriptible. En jour, je commence ma journée par un bon bain, mon linge est sec, je ferme mon sac et cest le départ. Je sors de lhôtel, laube se lève, la température est un peu fraîche, mais idéal pour la marche ; direction Agen, je commence ma journée par un chapelet douloureux pour tous les malades et les affligés, quils puissent porter en eux lespoir de lespoir. Larrestation de Jésus Jean 18. 3, 8 Judas menant la cohorte et les gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens vient là avec des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui devait lui advenir, sortit et leur dit : « Qui donc chercher-vous ? » Il lui répondirent : « Jésus le Nazôréen » Il leur dit : « Cest moi » Or judas qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux. Quand Jésus leur eut dit : « Cest moi », ils reculèrent et tombèrent à terre. De nouveau il leur demanda : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « jésus le Nazôréen » Jésus répondit : « Je vous ai dit que cest moi. Si donc cest moi que vous chercher, laissez ceux-là sen aller, afin que saccomplit la parole quil avait dit : « Ceux que tu mas donnés, je nen ai pas perdu un seul » Jésus humilié, flagellé Jean 19. 1, 3 Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. Les soldats tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur sa tête, et il le revêtir dun manteau de pourpre ; et il avançaient vers lui et disaient : « Salut, roi des Juifs » Et ils lui donnaient des coups. La mère de Jésus Jean 19. 26, 27 Or près de la croix de Jésus se tenait sa mère et la sur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près delle, le disciple quil aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère » Dès cette heure-là, le disciple laccueillit chez lui. La mort de Jésus Jean 19. 28, 30 Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que lEcriture fût parfaitement accomplit, Jésus dit : « Jai soif » Un vase était là rempli de vinaigre. On mit autour dune branche dhysope une éponge imbibée de vinaigre, et on lapprocha de sa bouche ; Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Cest achevé » et, inclinant la tête, il rendit lesprit. Lensevelissement Jean 19. 41, 42 Or il y avait un jardin au lieu ou il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne navait encore été mis. A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, cest là quils déposèrent Jésus. Pour moi un chapelet est toujours un moment privilégié de vivre la vie de Jésus, car même si parfois, je lis les mêmes écritures ou des écritures similaires contenues dans chacun des quatre évangile, à chaque fois un détail important rejaillit dans mon esprit. Je vis ainsi mieux, je comprends ainsi mieux ces scènes qui semblent être loin de moi de par le temps mais que lEsprit Saint fait briller dans mon cur comme un instant présent et privilégié. Réflexion dédiée à Laurence En faisant ce chapelet, je ne pense pas que je marche, joublie que je suis seul, je pense à toutes celles et tous ceux que je rencontre chaque jours ou que jai laissé à Paris tous marchent à mes cotés.
Castelmoron sur Lot, il est 8 h 34, une magnifique église fermée, un village assez important avec une animation qui séveille, un petit déjeuner dans un café tranquille. Parfois je regarde ces gens calmes, ces paysages magnifiques, ces villages tranquilles, ces forêts qui séveillent, ces oiseaux qui chantent, tous ces animaux des champs qui vivent dans leur milieux naturel ; je les regarde en toute quiétude, création de Dieu pour le bonheur de tous. Parfois jai envie de poser mon sac et de dire cest ici lendroit. Une pancarte indique Lot et Garonne, puis en dessous une autre pancarte Circuit des Chapelles et Bastide en Pays de Serres.
Chaque région, chaque village essai à qui mieux mieux de se présenter pour attirer les touristes, difficile de choisir entre beaux paysages et magnifiques régions. Jai marché, marché sans me rendre compte, je suis ailleurs arrivée à Laugnac il est 12 h 20 lheure du repas, à lentré du village une épicerie qui fait dépôt de pain, café et dautres services ruraux , plus de pain , en moi-même, je me dit « tant pis, je continue ma route » après un moment dhésitation, je rentre au café pour me rafraîchir, jengage la conversation, je me renseigne « Savez vous ici ou lont peut trouver à se restaurer » le patron me répond « Ici , tous les jours de la semaine, sauf le vendredi, vous savez, avec les 35 heures les ouvriers rentre chez eux » et je raconte mon histoire au patron et aux quelques clients. Je viens de Paris et vais à Lourdes en pèlerinage à pieds. Puis bientôt le patron me dit : « Je vais voir ma femme, sil reste quelque chose au frigo. » Si tôt dit si tôt fait, il revient et me dit « Asseyez vous ma femme soccupe de vous, elle est croyante et vous mangerez comme nous, il reste du pain » Le repas est composé de salades, viandes froides, frites, fromages et bien sur le pain retrouvé, le tout dans une bonne ambiance découte de mon récit, en partit, vers Saint Jacques de Compostelle. Puis cest un nouveau départ, dans lallégresse, dans la foi, je vais contourner Agen. Un peut plus moins je marrête dans la nature pour faire le point. Dabord mon avancement kilométrique : çà va, selon ma prévision dimanche matin je sera à Auch, il ne me restera plus quen environ 100 Kms à faire pour le dimanche et le lundi. Comme prévu je devrais être à Lourdes lundi soir ou mardi matin à lheure du petit café de la paroisse Sainte Margueritte. Je préviendrai Laurence dans la journée. Puis un point spirituelle, et pour ce, je relis le 1er épître de Saint Jean, pourquoi lui ? Saint Jean, avec Jacques son frère, et Pierre furent, sans doute, les disciples les plus proches de Jésus, ces trois disciples ont notamment assisté à la Transfiguration. Je résumerai donc en sept invitations, comment Jean nous invite à marcher et vivre dans la Lumière et en Enfant de Dieu. 1) Rompre avec le péché. Si nous disons : « Nous navons pas de péché », nous nous abusons, la vérité nest pas en nous. 2) Observer les commandements, et principalement celui de la charité. 3) Se garder du monde. 4) Se garder des antichrists. 5) Rompre avec le péché. Quiconque a cette espérance en lui se rend pur comme celui-là est pur. 6) Garder les commandements autour de la charité. 7) Se garder des antichrists et du monde. Etudier et méditer ces 7 sous chapitre de la Sainte Bible apporte un plus à notre engagement, deux fois de façon différente nous sommes invités à rompre avec le péché. Notre nature humaine est pécheresse, rappelons-nous quil ny a pas de petits ou de grand péchés, mais quil y a tout simplement le péché. A nouveau, je vais marcher en en tournant et ouvrant mon cur la Vierge Marie et Bernadette. Lépître de Saint Jacques : « Se garder des antichrists et du monde », parfois je me méfie du monde, et je veut être dans le monde et non de ce monde. Je vais dépasser Agen, je ne sais plus à quelle heure jentrerai en communication téléphonique avec Laurence, elle à une voix toujours aussi douce, mais un changement est survenu dans cette voix, elle recherche une réponse spirituelle pour et à son avenir professionnel, nous convenons donc un rendez vous pour demain samedi à 10 h 00 afin de prier ensemble. A 20 h 55, je lui envoie un petit sms « Bonne nuit et à demain pour une prière damour vers la Vierge Marie » A environ 10 Kms après Agen, un petit coin tranquille, quelques gâteaux sec, de la limonade et je grignote en pensant à Laurence, pourquoi dans sa voix et son cur, un doute, une inquiétude pour le futur. Et puis une grande réflexion en moi-même, sur le regard et mes sentiments envers Laurence. Ce nest pas paternel, ce nest pas fraternel, ce nest pas charnel et sur ce dernier point je voudrais mexpliquer : (Comme tout homme, parfois, jai des élans charnels et cultive certains fantasmes en regardant certaines jolies filles, mais mon regard sur Laurence est pur, jamais, et la Vierge Marie en est témoin, dans mes pensées, dans mes intentions, dans mes songes ou rêves de tels sentiments ne sont venus effleurer mon cur : Laurence je porte sur toi un regard qui est dans toute la pureté de lévangile ; au début, je nai pas compris, à ce jour non plus ; je nai pas la réponse a la question : « Pourquoi ce regard différent, que je ne peut comprendre ni expliquer, pourquoi ?) Je mendors le cur tranquille, mes pensées spirituelles et dautres, je ne sais, tournées vers Laurence. Nous sommes le samedi 29 avril 2006 Comme à lhabitude, ce sommeil dans la nature à été réparateur, le réveil est doux. Aujourdhui, jai rendez-vous téléphonique à 10 h 00 avec Laurence, rendez-vous de prière. Je vais donc me préparer, afin que nous puissions vivre, comprendre et méditer, ce que nous dirons dans la prière. Ma marche est tranquille en pensant à Laurence, je suis différent, ou serai-je à 10 h 00, à quel endroit propice pourrai-je prier avec elle et tant et tant de questions en moi. Je suis à Astaffort, il est, 7 h 16, cette petite bourgade est déjà réveillé et je peux prendre un petit déjeuner copieux. Je ne mattarde pas, je dois être prêt spirituellement avant dappeler Laurence au téléphone et ferai donc un chapelet particulier de méditation à partir des paraboles. La parabole des talents. Mathieu 25. 29, 30 Car à tout homme qui a, lon donnera et il aura du surplus ; mais à celui qui na pas, on enlèvera ce quil a. La parabole des mines. Luc 19. 26 Je vous le dis : à tout homme qui a lon donnera ; mais à celui qui nas pas on enlèvera même ce quil a. Parabole des dix Vierges. Matthieu 25. 11, 13 Finalement les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous » Mais il répondit : « En vérité je vous le dis, je ne vous connais pas. Veuillez donc, car vous ne savez ni le jour ni lheure. » Se tenir prêt pour le retour du Maître. Luc 12. 39, 40 « Comprenez bien ceci : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il naurait pas laissé percer le mur de la maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car cest à lheure que vous ne pensez pas que le fils de lhomme va venir » Parabole du majordome. Matthieu 24. 50, 51 Le maître de ce serviteur arrivera au jour quil nattend pas et à lheure quil ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les hypocrites ; là seront les pleurs et les grincements de dents. Il est bientôt 10 h 00, je dois trouver un endroit calme et propice à la prière. Face à moi un magnifique paysage je le prend de part 2 fois en photo. Ma carte de France nest pas assez détaillée pour men donner non nom.
Cet endroit est idéal, un peut plus loin sur la gauche un petit chemin de terre, je le prend, mis enfonce denviron 50 m et minstalle. Premier appel de Laurence, son téléphone nest pas ouvert, Jattends quelques minutes et je recommence, elle doit dormir, alors je lui laisse la lecture de 2 chants vers la Vierge Marie Souvenez vous Souvenez vous, ô très miséricorde Vierge Marie, Quon na jamais entendu dire qaucun de ceux Qui ont eu recours à votre protection, Imploré votre secours et demandé votre assistance, Ait été abandonné. Animé dune pareille confiance, ô Vierge des Vierges, O ma Mère, je viens à Vous, Et gémissant sous le poids de mes péchés Je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe, ne rejetez pas mes prières, Mais écouter les favorablement Et daignez les exaucer. Amen. Salut, ô Reine, Mère de miséricorde Notre vie, notre douceur, notre espérance Mais en moi-même, une déception, un tracteur passe devant moi, lhomme me salut de la main, je lui réponds par un signe de croix. Je repart et à nouveau me voici en train de marcher, puis une pancarte, la pancarte du village et son nom me réconforte, jai prié au bon moment et au bon endroit, que la grâce matinée que saccorde Laurence lui soit douce. Je suis à Sainte Mère, la providence, le hasard de ce nom évocateur, est en ce jour, non pas le fruit des hommes mais porte la signature de la Vierge Marie. Quel nom magnifique, évocateur et doux pour se tourner, vers la Vierge Marie et Sainte Bernadette de Lourdes, dans la prière, la soif de la connaissance de lévangile, lamour du prochain, le service vers Jésus. Ö toi Douce Vierge Marie, toi qui a accepter de porter le fils de Dieu en ton sein, toi qui a cru au ministère de ton fils, toi qui a cru que Jésus pouvait changer leau en vin, ouvre nos curs à la véritable Foi. Laurence mappellera vers midi, au téléphone, elle a écouté mon message, il vient de se réveiller. Elle le trouve beau. Je luis donne mon conseil ou plutôt ma version de lengagement que nous devrons prendre lors une décision qui peut changer notre vie. Une décision dune telle importance doit être prise en connaissance de tous les paramètres de notre vie, car nul ne peut savoir ce qui guide notre vie. Quelque soit la décision que nous prenons, cest une décision personnel dont nous devrons pour la suite en mesurer toutes les conséquences et quelle quen soit le résultat en assurer pleinement la responsabilité en sengager à fond pour que ce qui est projeté pour que notre vie soit réussie. La suite de cette journée monotone, il est 17 h 46 et jarrive à Fleurance.
Cest une magnifique bourgade dans laquelle il doit faire bon vivre, les gens sont tous sympathiques et je suis à environ 25 Kms de Auch, je ne suis pas envahit par la fatigue, je décide néanmoins de marrêter.
Je réserve une chambre, prend un bain, et avant de me restaurer, et faire le point, jenvoie un sms à Laurence, il est 20 h 04 « Trouve en la Vierge Marie le chemin de ton soutien et ton avenir dans la foi de lévangile, in Christo, Ange » Le point, questions Kms, je suis dans les temps, pas besoin de me presser, physiquement en bonne forme, spirituel lent cest bon javais besoin de faire un bilan complet et le sms vers Laurence en fut la terminaison. Je descends me restaurer, cest vite fait, je nai pas envie dêtre bavard comme à lhabitude. Rentré dans ma chambre, Je minstalle à nouveau dans le bain, avec un cigare, et lit lépître de Jude, peut connu, souvent ignoré, cet épître est court mais ô combien empreint de sagesse et de vérité. Puis je dors. Il est 3h 30, je nai plus sommeil, alors une douche vite faite, je fais mon sac, ma prière et je parts. En ce dimanche, je me sens en communion dans la prière avec mes petites Surs Missionnaires de la Charité, à 8 h 00, cest la messe, cest à cet heure là que je ferai mon premier chapelet, en attendant je marche en chantant mon Crédo et je vous salue Marie, jai la foi réconforté, le morale au plus haut, mes premiers chants sont pour Laurence, José dont je minquiète de la santé, Armando, Charles et tous ces jeunes qui viennent le dimanche pour nous aider spirituellement à la messe et ensuite physiquement au service des plus humbles. Je pense aussi à tous ceux qui vont venir chercher pitance et réconfort moral. Je ne verrai pas le temps passer ni les Kms défilés, jouvre mon portable, il est 7 h 35, je choisi les écritures de mon chapelet, et après réflexion, je décide que ce chapelet sera un chapelet denseignement, le discours dans la synagogue de Capharnaüm dans Jean 6. 22, 66 sera donc la lecture biblique.
Puis cest Auch, il est 8 h 37, ville paisible, paysage magnifique que jai visité pour la première fois en 1963. Je fais un peu de tourisme, la cathédrale est ouverte. Magnifique la Vierge Marie, apaisant Saint Antoine de Padoue, magnifique Chair chef duvre darchitecture ; beaucoup de Saints sont représentés, cest une véritable communion dans lEsprit. Un cierge et une prière pour Laurence, que ce cierge soit pour elle, une lumière déternité, que cette lumière pénètre à toujours son cur, lui garde toujours une vie spirituelle, douce et tranquille. Je mattarde, je sais que demain soir je serai à Lourdes et ce nest que là que commencera mon véritable pèlerinage, celui de ma rencontre avec Bernadette, cette petite fille choisie parmi tant dautre pour rencontrer la Vierge Marie.
Labejan, il est 12 h 54 avant de pénétrer dans cette ville, je fais une petite pause en lisant la confession de Pierre. Jésus vient de terminer son discours dans la synagogue de Capharnaüm et ses disciples se retirent, et ils nallaient plus avec lui. Jean 6. 67, 71 Jésus dit alors aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur ou irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ? Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » Jésus leur répondit : « Nest-ce pas moi qui vous ai choisi, vous, les Douze ? Et lun dentre vous est un diable. » Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; cest lui en effet qui devait le livrer, lui, lun des Douze. Ce nest pas encore lheure de la sieste, les enfants samusent, dans cette campagne verdoyante, ils me saluent dun « bonjour monsieur ».
Je me restaure et reprends la route mais avant je contemple cette église, elle est fermée, les rues sont fleuries, les jeunes gens et jeunes filles déambulent dans les rues, tout semble serein en harmonie, en cet instant je crois contempler un petit paradis sur terre. Je suis différent des autres jours, sans doute ai-je peur de marrêter, ai-je peur de ne pouvoir raconter, comment peut-on raconter dêtre face à soit même et face à Dieu pendant tous ces jours. Seul, je le suis dans ma marche, oui sans doute, mais toujours cette présence inconnue qui vit en moi et à laquelle je mattache de plus en plus. Les Kms vont à nouveau seffacer sous mes pieds, jai hâte darriver, de voir de près cette grotte, refuge spirituel de Bernadette. Il est 17 h 30, Mirande ne doit plus être très loin, je marrête ponctuellement pour lire des passages de la Bible dans Jean, les versets 7, 8, 9 et 10. Ceux sont répertoriés dans un chapitre intitulé : « La fêtes des tentes (La grande révélation messianique. Le GRAND REFUS) » Jésus monte à Jérusalem pour enseigner « Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses uvres sont mauvaises. » Les uns disaient : »Cest un homme de bien » Dautres disaient : « Non, il égare la foule. » « Ma doctrine nest pas de moi, mais de celui qui ma envoyé.» « Cessez de juger sur les apparences ; jugez selon la justice. » « Si quelquun a soif quil viennent à moi, il boira, celui qui croit en moi » selon les écritures : De son sein coulerons des fleuves deau vive. » « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez mon Père. » « Tant quil fait jour, il nous faut travailler aux uvres de celui qui ma envoyé. » « Moi je suis le bon pasteur ; le bon pasteur dépose sa vie pour ces brebis » « Les oeuvres que je fait bau nom de mon Père témoigne de moi » « Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Moi et le Père nous sommes. »
Je suis à Mirande, il est, 18 h 25, cette ville, sous préfecture est magnifique, en ce dimanche, très peut de monde dans les rues, tout le monde semble profiter de ce repos dominical pour vivre en famille. Je fais le tour de la ville, un bon repas dans un petit restaurant et je reprends la route vers 21 h 30, quelque Kms, la nuit est, un coin tranquille dans la nature, idéal pour dormir. En faisant ma prière, avant de dormir, je tourne mes pensées vers toutes celles et tous ceux que jai laissés à Paris, que jai rencontré en chemin, je prie en pensant à eux, certaines personnes sont prennent plus de place dans mon cur que dautre, sont plus présentes, plus fortement ancré en moi. Il ne servirait à rien de citer des noms, tant la liste serait longue, mais mon cur noublie personne, puis remontant des souvenirs plus lointains se sont dautres personnes qui jaillissent dans mon cur et mes prières. Enveloppé dans mon sac de couchage, à la lumière de ma lampe, je lis le premier Crédo : Nous croyons en un Dieu , Père tout puissant, créateurs de toutes choses, visibles et invisibles, et en un seigneur jésus Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non fait con substantiel (homoousios) au Père, par qui tout à été fait, ce qui est dans le ciel, et qui est sur la terre, qui pour nous les hommes et notre salut, est descendu, sest incarné, sest fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts. Oriz de Urbina Je vais un voyage dans les souvenirs de ma vie depuis mon enfance. Je dois être à moins de 10 Kms de Miélan, soit environ 60 Kms de Lourdes. Je dois aborder cette journée avec sérénité, je suis impatient dêtre à Lourdes, je dois prier, encore prier, et toujours prier, je vais rencontrer Bernadette, lui demander tant de choses, je dois arriver humblement le cur pur, libre et bien en moi-même ; en harmonie dans tous mes sentiments et toutes mes pensées. Je dois être prudent, confiant en toutes choses, dans tous les petits détails de la vie, toute cette journée doit être mesurés avec attention. Cest en pensées, en paroles et en action que nous vivons. Je commence donc cette journée en lisant la Bible. Matthieu 12. 33, 35 Les paroles font juger du cur « Prenez un arbre bon : son fruit sera bon ; prenez un arbre gâté : son fruit sera gâté. Cest au fruit quon reconnaît larbre. Engeance de vipères, comment pourriez-vous tenir un bon langage, alors que vous êtes mauvais ? Car cest le trop-plein du cur que la bouche parle. Lhomme bon, de son trésor tire de bonnes choses ; et lhomme mauvais de son mauvais trésor en tire de mauvaises » La route est agréable et cest en chant « Je vous salue Marie » que javance à la rencontre de Bernadette, avant de partir de Paris, jai entendu beaucoup de fois ces paroles « Prie pour moi » « Prie pour nous », je pense à vous tous. Lorsque que je serai à la grotte, ce pèlerinage ne sera pas mon pèlerinage mais notre pèlerinage. Je pense à toi Laurence et je souhaite dans le plus profond de mon cur et prie pour çà, que, ensemble nous puissions vivre ma rencontre avec Bernadette à mon arrivée à la grotte. La vie est ainsi faite, ce matin, jai tendance à traîner les pieds, à marcher différemment. La nature, séveille progressivement.
Puis cest Mielan il est 6 h 58, personne dans les rues, jai oublié nous sommes le 1er Mai, cest la fête du travail. Je dois être prudent dans mon ravitaillement, beaucoup de magasin et autre seront fermés. Je traverse rapidement le village, puis devant dans un virage, sublime, élégante, douce, pure et majestueuse, devant moi, la Vierge Marie, debout, les mains jointes en prière. Je marrête, fait mon signe de croix et chante « Je vous salue Marie », une fois, deux fois, je prend cette photo et repart en continuant à chanter, toutes les forces vivent qui sont en moi, jaillissent comme un éclair, je suis dans la joie.
A cet instant, jaimerai partager ma joie, mon bonheur avec tous. Cet instant, cette rencontre fortuite, inattendue, imprévue au détour dun morceau de route, donne une autre dimension du pèlerinage, une autre raison de prier, une autre raison de dire : Ö Vierge Marie, Vierge des Vierges, Mère de Dieu, Toi ma compagne de voyage, Toi mon soutien de tous les jours, Toi mon avocate auprès de Dieu, Apprends-moi à découvrir, à comprendre, à vivre, La présence de Dieu, Dans la Sainte Eucharistie. Car en vivant des instants vivifiants comme celui-ci nous oublions nos peines, nos soucis, nos chagrins nos souffrances. Car toutes ces choses de la vie de tous les jours sont devenues : bonheur et joie. Je marche dans la joie, je baigne dans le bonheur.
Villecomtal s/ Arros, il est 9 h 03, le paysage est de plus en plus magnifique, cette petite rivière coule tranquillement comme pour apaisée ceux qui se déchaînent.
Cette église, plantée ici au milieu du village, la pointe de son clocher filant vers le ciel, semble vivre seul tout en protégeant ceux qui vivent et passent auprès delle. Ö Marie, toi Mère de Jésus, Mère de notre Sauveur Toi que Dieu a choisi pour porter Jésus dans tes entrailles, Apprends-nous : à conformer notre existence à la volonté de Dieu.
Rabastens de Bigorre, il est 9 h 54, je peux prendre un petit déjeuner, un bon café et quelques pains au chocolat. Léglise est ouverte, je vais pouvoir faire un petit plein spirituel. Devant la porte, la croix et le crucifié, celui qui est ressuscité, celui qui a donné sa vie pour nous.
Saint Antoine de Padoue et un enfant, la Vierge Marie et lenfant Jésus, représentation du bonheur que nous pouvons donner aux plus faibles, aux plus purs, aux plus innocents. Dans ce monde troublé, partout la violence aveugle se déchaîne, sans distinction, sans retenue ; les enfants sont le plus souvent les premières victimes des conflits entre les grands. Souvent au cours de ces Kms, jai pensé et prié en silence pour ces petits êtres, victimes innocentes, souvent jai pensé et prié pour ces enfants de Palestine, quils soient ; juifs, arabes, chrétiens, musulmans. Souvent mon cur et mes prières se sont tournés vers ses enfants palestiniens musulmans ou chrétiens, enfants des camps, enfants réfugiés, enfants vivants pour la plupart dans loubli du monde et avec seul espoir : le désespoir. Les querelles du monde, ne sont pas de leur monde, dans cette terre de Palestine ou Christ est né, ou Christ à enseigné la loi damour, « pardonne soixante dix sept foi », règne la loi de Lamek « Cest que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek septante-sept fois ».
Escondeaux, il est 11 H 29, église moderne puis dautres villages vont être traversés, « Chis, Aureilhan » mais il nauront le même caractère que ceux de la matinée, les manifestations du jour, bonne enfant, ne me détourneront pas de mon objectifs : rencontrer Bernadette, cette humble petite fille vers laquelle la Vierge Marie tourna son regard pour le bien de tous. Je ne pense pas à manger, un rafraîchissement à Séméac et je continue ma route. Et enfin, la porte dentrée de mon pèlerinage, il est 19 h 27 :
Jenvoie cette photo à Laurence par mms, puis je lappelle, je suis inquiet « comment trouver la grotte », elle me rassure « ça doit être indiqué » « daccord je te rappelle dès que jy suis », une pancarte indique la grotte, une autre doute « ça ferme à quelle heure » jaccélère la marche, je ne veux pas attendre demain, une rue qui descend, mon exclamation « les marchands du temple » une grille grande ouverte , indication basilique
Je suis la foule, puis au regard dun détour en contournant la basilique, ici, devant moi : la grotte Jappelle Laurence pour lui faire partager ma joie et je commence à faire le tour de la grotte, que démotion en touchant cette roche, là ou la Vierge Marie parlât à Bernadette, là ou jaillit une nouvelle source deau promise aux miracles, une eau qui abreuve notre foi, qui pénètre nos curs, là ou jaillit un nouvel espoir damour éternel pour les siècles et les siècles et pour toute léternité. Tags associés : pelerinage, lourdes
Jeudi 12 Juillet 2007Poster un commentaire
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